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Secrétaire général de l’ONU: Pourquoi Macky Sall est présenté comme le candidat idéal ? (Une contribution du CMF Forum de Crans Montana)


Rédigé par leral.net le Lundi 24 Août 2026 à 18:18 | | 0 commentaire(s)|

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES
L’HEURE N’EST PLUS AUX SYMBOLES, MAIS AU LEADERSHIP


À mesure que progresse le processus de désignation du prochain Secrétaire général des Nations unies, deux affirmations reviennent avec une insistance croissante : ce devrait être « le tour d’une femme » et « le tour de l’Amérique latine ». Ces aspirations sont parfaitement légitimes. Il serait évidemment souhaitable qu’une femme accède enfin à la plus haute fonction de l’Organisation, comme il est naturel que toutes les régions du monde puissent y être équitablement représentées. Mais faire de ces considérations les critères déterminants du choix constituerait une grave erreur.

Ce n’est ni en fonction du genre d’un candidat ni en fonction de son origine géographique que l’on peut véritablement apprécier les qualités de la personnalité dont les Nations unies ont aujourd’hui besoin. Le genre, la nationalité ou l’appartenance régionale ne permettent de mesurer ni l’autorité politique, ni le courage, ni la capacité de médiation, ni l’indépendance d’esprit, ni l’aptitude à dialoguer d’égal à égal avec les dirigeants des grandes puissances. Ces qualités sont personnelles. Elles résultent de l’expérience, du caractère, de la vision et des responsabilités exercées.

Le Secrétariat général des Nations unies n’est ni une récompense géographique ni un symbole à attribuer selon un mécanisme de rotation. Il constitue l’une des responsabilités politiques les plus importantes et les plus difficiles au monde. Son titulaire doit naturellement incarner l’universalité de l’Organisation, mais il doit avant tout posséder la stature nécessaire pour agir et pour être entendu.

Jamais, depuis plusieurs décennies, les Nations unies n’ont traversé une crise aussi profonde. L’Organisation peine à faire entendre sa voix, son autorité est contestée et ses initiatives sont trop souvent paralysées par les rivalités entre grandes puissances. Dans le même temps, les guerres se multiplient, le droit international est ouvertement bafoué, les populations civiles paient un tribut effroyable aux conflits et les mécanismes traditionnels de négociation ne fonctionnent plus. La diplomatie multilatérale s’affaiblit précisément au moment où le monde en aurait le plus besoin.

Dans de telles circonstances, le prochain Secrétaire général ne pourra pas être seulement un administrateur compétent ou un excellent connaisseur des institutions internationales. Il devra être une personnalité politique de tout premier plan, capable de parler d’égal à égal avec les chefs d’État et de gouvernement, de franchir les portes les plus difficiles, de rapprocher des dirigeants qui ne se parlent plus et, lorsque cela sera nécessaire, de résister aux pressions des puissants.

Il faut à la tête des Nations unies une autorité reconnue, une expérience directe de l’exercice du pouvoir et une véritable connaissance des réalités politiques, économiques et humaines du monde. Il faut aussi de l’audace, du charisme et cet indispensable entregent qui permet de créer la confiance entre des interlocuteurs que tout oppose.

Le prochain Secrétaire général devra redonner un visage, une voix et une ambition à une institution menacée de profonde marginalisation.

Les autres candidats en présence sont des personnalités respectables, dotées de solides parcours diplomatiques ou administratifs. Mais la gravité de la situation internationale impose d’aller au-delà des compétences techniques et des carrières institutionnelles.

Le monde ne cherche pas aujourd’hui un fonctionnaire supplémentaire, aussi expérimenté soit-il : il a besoin d’un dirigeant capable de remettre les Nations unies au centre du jeu international.

À cet égard, la candidature de Macky Sall se distingue avec une force particulière.

Ancien président de la République du Sénégal, il possède l’expérience concrète du pouvoir, de la décision et du dialogue avec les plus grands dirigeants internationaux. Lorsqu’il présidait l’Union africaine, il a œuvré à des rapprochements essentiels, défendu les intérêts du continent sur la scène mondiale et contribué à maintenir des voies de dialogue dans des circonstances particulièrement difficiles. Il connaît l’Afrique, mais son expérience et son réseau dépassent très largement les frontières du continent. Il peut s’adresser avec la même légitimité aux responsables africains, européens, américains, asiatiques et arabes.

Choisir Macky Sall ne signifiera donc pas privilégier une région au détriment d’une autre. Ce sera choisir une personnalité issue du Sud global, et disposant d’une stature véritablement internationale.

Ce sera surtout préférer l’expérience politique, la capacité de médiation, l’autorité personnelle et la connaissance des dirigeants du monde à une logique de quotas ou d’alternance préétablie.

La question n’est donc pas de savoir si le prochain Secrétaire général doit être un homme ou une femme, un Africain ou un Latino-Américain.

Elle est de déterminer quelle personnalité possède la stature, la liberté d’action et la volonté nécessaires pour rendre aux Nations unies leur influence, leur crédibilité et leur capacité d’initiative.

Dans un monde en plein désordre, le choix doit se porter sur la personne la plus capable de rétablir le dialogue et d’incarner une diplomatie ambitieuse. Parmi les candidatures en présence, Macky Sall apparaît comme celui qui réunit le plus clairement l’expérience, l’autorité et la dimension politique nécessaires à cette mission historique.

CEUX QUI VONT VOTER DANS QUELQUES JOURS POUR DÉSIGNER LE PROCHAIN SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES PORTENT UNE RESPONSABILITÉ HISTORIQUE DONT L’HISTOIRE SE SOUVIENDRA CAR LEUR CHOIX VA DÉPASSER DE TRÈS LOIN LES ÉQUILIBRES DIPLOMATIQUES, LES PRÉFÉRENCES RÉGIONALES OU LES CONSIDÉRATIONS DE CIRCONSTANCE.

En ces heures de douleur et de désordre pour le monde entier, ils doivent décider s’ils veulent donner à l’Organisation une personnalité à même de servir activement la paix, de restaurer le dialogue et de défendre le droit international, ou s’ils acceptent de la condamner à ce qu’elle fut ces dernières années... Un choix insuffisamment ambitieux pourrait précipiter l’effacement des Nations unies et transformer progressivement l’Organisation en une institution dénuée d’autorité, sans influence et, finalement, sans véritable raison d’exister.