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Sédhiou / Absence de services sociaux, enclavement, santé et éducation en berne : Les populations de Boudié Samine en sit-in d’alerte

Ils étaient un peu plus de deux cents (200) personnes à prendre part hier, mercredi 13 octobre 2021, à un sit-in de protestation contre la précarité ambiante tous azimuts, qui fait le lot quotidien de leur galère.


Rédigé par leral.net le Vendredi 15 Octobre 2021 à 10:54 | | 0 commentaire(s)|

Sédhiou / Absence de services sociaux, enclavement, santé et éducation en berne : Les populations de Boudié Samine en sit-in d’alerte
Ce sont les habitants du village de Boudié Samine, dans la commune de Bambaly, qui réclament ainsi la construction des pistes de production, la construction du logement de la sage-femme et de l’infirmier chef de poste ainsi que la clôture de leur école et la création d’un Collège d’enseignement moyen (CEM) pour éviter des cas d’abandons scolaires.

C’est une foule immense composée de jeunes, moins jeunes, de femmes et de personnes en âge avancé, qui ont pris part, hier mercredi, au sit-in organisé à la place publique de Boudié Samine, dans la commune de Bambaly.

Par ce mouvement de masse et avec port de brassards rouges, ces populations entendent crier leur exaspération face à un déficit de services sociaux de base. La construction des pistes de production constitue une priorité, selon Sény Diatta, le porte-parole des populations.

«Notre village se situe à deux (2) kilomètres de la boucle du Boudié, à partir de Nguindir. Ici, après les toutes premières pluies, Boudié Samine est coupée du reste en raison du mauvais état de la piste. Les petits véhicules ont tout le mal à accéder au village et pis, pour les gros porteurs qui ne peuvent même pas s’aventurer, au risque de s’embourber. C’est la deuxième fois que nous organisons cette manifestation publique et pour les mêmes raisons», dit-il, sous les ovations de la foule surexcitée.

Un autre acteur de l’organisation, Ababacar Sidick Diémé, présent à cette manifestation, d’ajouter: «Face à cette situation d’enclavement, nous avons toutes les peines du monde pour évacuer nos produits de l’agriculture et de l’horticulture. Même l’ambulance arrive difficilement à évacuer les malades et les femmes enceintes qui meurent souvent en route, c’est vraiment pénible».

Les manifestants qui ont improvisé une visite guidée, ont tenu à montrer la précarité ambiante qui sévit au niveau de leur poste de santé. «Nous n’avons pas attendu la réaction de l’Etat et nous avons construit le mur de clôture de notre poste de santé, en bons citoyens.

Mais, pour le logement de l’infirmier chef de poste et de la sage-femme, nos efforts n’ont pas pu les réaliser et nous sollicitons le soutien des pouvoirs publics. Et même pour évacuer un malade ou une femme en état de grossesse, il faut que l’infirmier appelle Sédhiou pour venir les chercher
».

L’enclavement routier, l’épine dorsale du mal !

Ababacar Sidick Diémé de lui emboîter à nouveau le pas : Ll’Etat doit nous venir en aide, surtout pour la construction des pistes de production et des routes de bonne qualité, entre Boudié Samine et Nguindir, Némataba, Kawaracounda, Diambancounda, Simcounding jusqu’à Sédhiou».

Au sujet de l’éducation, la clôture de l’école et la création d’un Collège d’enseignement moyen (CEM), sont aussi des besoins pressants, selon eux.

«Nous avons une école élémentaire qui date de 1958, mais qui, jusqu’ici, n’est pas clôturée. C’est une source d’insécurité pour le personnel et les élèves. De même, nous sollicitons la création d’un collège ici, à Boudié Samine, car nos enfants, une fois réussie l’Entrée en Sixième, sont obligés de faire plus de six (6) kilomètres pour aller étudier dans un CEM. Rien que cela peut les décourager et les pousser à abandonner les études», ont encore fait savoir les populations de Boudié Samine.

Ces populations de Boudié Samine menacent de tourner le dos aux politiques, si leurs doléances restent inassouvies d’ici aux prochaines élections locales.





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