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Sénégal : Stop Homophobie dénonce un durcissement de la répression après l'arrestation de huit femmes

L'association française Stop Homophobie a réagi à l'interpellation de huit femmes au Sénégal, placées sous mandat de dépôt dans une affaire liée à des accusations d'homosexualité. Sa représentante estime que cette évolution traduit une extension de la répression à l'égard des femmes, dans un contexte marqué par un durcissement de la législation.


Rédigé par leral.net le Lundi 3 Août 2026 à 15:46 | | 0 commentaire(s)|

Une réaction après l'interpellation de huit femmes

L'association française Stop Homophobie s'est exprimée après l'arrestation de huit femmes au Sénégal, poursuivies dans une affaire liée à des accusations d'homosexualité et placées sous mandat de dépôt.

Cette réaction intervient quelques mois après l'adoption d'une nouvelle législation renforçant les sanctions contre les actes qualifiés de « contre-nature », une réforme qui a entraîné de nombreuses interpellations à travers le pays.

L'association évoque un changement de situation

Citées dans plusieurs médias, les responsables de Stop Homophobie estiment que les femmes sont désormais davantage concernées par les interventions des forces de l'ordre.

Inès Sanoussi, directrice en France de la ligne d'écoute de l'association destinée aux personnes au Sénégal, affirme que les hommes constituaient jusqu'ici la principale cible des arrestations, tandis que les femmes étaient davantage confrontées à des violences dans le cadre familial ou privé.

Selon elle, l'extension des poursuites aux femmes accentue leur vulnérabilité, notamment en raison de contraintes économiques et sociales qui limiteraient leurs possibilités de déplacement ou de relocalisation.

Des demandes de départ vers l'étranger

Toujours selon Stop Homophobie, un nombre croissant de personnes chercherait à quitter le Sénégal pour rejoindre d'autres pays, notamment le Cap-Vert, dans l'espoir d'obtenir une protection ou de solliciter l'asile.

L'association indique avoir reçu plus d'un millier d'appels via sa ligne d'écoute dédiée au Sénégal depuis le mois de février, témoignant, selon elle, des inquiétudes exprimées par certaines personnes concernées.

Les autorités sénégalaises, de leur côté, poursuivent l'application de la législation en vigueur, tandis que le débat continue de susciter des réactions aussi bien au niveau national qu'international.