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Serigne Mbacké Ndiaye appelle à dépasser le débat électoral : « Les Sénégalais souffrent »

Alors que le calendrier des prochaines élections territoriales alimente les débats politiques, l’ancien ministre Serigne Mbacké Ndiaye estime que l’attention publique devrait davantage se porter sur les urgences auxquelles le pays est confronté. Il cite notamment la situation économique, les inondations, la cherté de la vie et l’insécurité.


Rédigé par leral.net le Vendredi 28 Août 2026 à 22:46 | | 0 commentaire(s)|

« Élections, toujours élections »

Le débat autour de la tenue des prochaines élections territoriales prend de plus en plus de place dans l’espace politique sénégalais. Une focalisation que Serigne Mbacké Ndiaye juge excessive.

Dans une note, l’ancien ministre sous le régime d’Abdoulaye Wade relève que l’opposition et une partie de la société civile ont fait de cette question un sujet majeur, largement relayé par les médias.

Selon lui, le débat donne même l’impression que l’absence d’élections à la date prévue provoquerait une situation catastrophique.

« Tout ceci donne l'impression que si ces consultations ne se tiennent pas à la date prévue, ce sera le déluge, alors que non », estime-t-il.

Les urgences nationales au premier plan

Pour Serigne Mbacké Ndiaye, cette focalisation détourne l’attention des préoccupations quotidiennes des Sénégalais.

Il évoque notamment la situation économique et financière du pays, le climat social, les inondations, la cherté de la vie et l’insécurité.

Des questions qui, à ses yeux, devraient occuper une place centrale dans le débat public.

« Élections, toujours élections, encore élections, et rien qu'élections », déplore-t-il.

L’ancien ministre reconnaît toutefois l’importance des scrutins dans le fonctionnement démocratique d’une Nation. Mais il refuse d’en faire la principale préoccupation du moment.

« Les Sénégalais souffrent »

Serigne Mbacké Ndiaye estime que les enjeux électoraux ne doivent pas faire oublier les difficultés auxquelles une partie de la population est confrontée.

« Oui, des élections constituent un moment important dans la vie démocratique d'une Nation. Mais elles ne doivent pas être considérées comme la question centrale de notre vie. Élections ou pas, les Sénégalais souffrent, souffrent et souffrent », affirme-t-il.

La pression sur le Gouvernement

Face à cette situation, l’ancien ministre appelle plutôt les acteurs politiques et la société à mettre la pression sur le Gouvernement afin d’obtenir des réponses concrètes aux difficultés du pays.

« Mettons la pression sur le Gouvernement pour lui imposer une rupture différente de ce à quoi nous assistons. C'est ce combat qui mérite d'être mené », conclut-il.

Une sortie qui intervient alors que le débat sur le calendrier électoral continue d’occuper une place importante dans l’actualité politique nationale.