leral.net | S'informer en temps réel

Société civile sous tension : Alioune Tine riposte après une Une jugée « virulente »

Visé par une publication critique du quotidien Yoor-Yoor Bi, le défenseur des droits humains Alioune Tine a vivement réagi sur les réseaux sociaux. Il dénonce des attaques injustes contre la société civile et réaffirme le rôle historique de ses acteurs dans les luttes démocratiques au Sénégal.


Rédigé par leral.net le Vendredi 19 Juin 2026 à 16:44 | | 0 commentaire(s)|

La tension est montée d’un cran ce vendredi après la publication d’une Une du quotidien Yoor-Yoor Bi mettant en cause plusieurs figures de la société civile, dont Alioune Tine, aux côtés de Moundiaye Cissé et Babacar Ba.

Le journal accusait certains acteurs de la société civile de « protéger les pilleurs de la République », une formulation qui a suscité une réaction immédiate du fondateur de Afrikajom Center.

Sur les réseaux sociaux, Alioune Tine a dénoncé une attaque qu’il juge infondée et dévalorisante, qualifiant la Une de « si vile ». Il estime que ces accusations traduisent une incompréhension du rôle joué par la société civile dans l’espace démocratique sénégalais.

Dans sa réaction, le défenseur des droits humains rappelle son engagement et celui de ses pairs dans les périodes de tension politique récente, notamment en 2021 et 2024, soulignant avoir été en première ligne des luttes pour les libertés publiques.

« Quelle ingratitude ! », a-t-il écrit, déplorant ce qu’il considère comme une inversion des rôles, où la société civile devient la cible de critiques dès lors que de nouvelles autorités s’installent.

Alioune Tine estime par ailleurs que ces attaques illustrent un phénomène récurrent dans le paysage politique : la difficulté pour les régimes successifs de maintenir un dialogue apaisé avec les contre-pouvoirs.

Pour lui, ces polémiques traduisent l’absence d’une véritable alternative politique malgré les alternances, et confirment selon lui la nécessité de préserver des espaces d’expression indépendants.

Cette sortie relance ainsi le débat sur la place et le rôle de la société civile dans le débat public sénégalais, dans un contexte de fortes tensions entre acteurs médiatiques, politiques et institutionnels.