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Suppression du poste de Premier ministre: les inquiétudes du député Théodore Cherif Monteil


Rédigé par leral.net le Lundi 8 Avril 2019 à 11:20 | | 0 commentaire(s)|

Suppression du poste de Premier ministre: les inquiétudes du député Théodore Cherif Monteil
Dans une interview accordé au journal "Enquête" et qui sera publiée ultérieurement, le député Theodore Cherif Monteil, membre de la majorité, retient que la suppression du poste de Pm peut être analysée sous deux angles.

Sous l’angle des pouvoirs détenus par le Premier ministre, « on peut penser, a priori, que, du fait de son rôle strictement confirmé à la coordination de l’exécutif des politiques définies par le président de la République,, le poste n’est pas trop utile et constitue, comme M. Boun Abdalah Dionne l’a dit lui-même, « un échelon intermédiaire ».

Mieux, le parlementaire estime même que « pour un chef d’Etat qui veut conduire son action en mode « fast track », les intermédiaires sont sources de ralentissement et surtout de distorsion de l’information. Vu sous cette perspective, c’est certainement une bonne chose et aussi, par effet collatéral, une source d’économie pour nos maigres deniers ».

Toutefois, s’empresse d’ajouter le leader de l’Union citoyenne Bunt Bi, l’interlocuteur entre le gouvernement et l’Assemblée nationale, c’est le Premier ministre. Dès lors, la question qu’on doit poser, selon lui, c’est maintenant « qui sera, en absence de Premier ministre, l’interlocuteur du parlement » ? ».

« L’équilibre des forces entre l’Exécutif et le Législatif est assuré par le fait que l’Assemblée nationale a le pouvoir de faire tomber le gouvernement par motion de censure et le président à lui-même a le pouvoir de dissoudre cette même Assemblée nationale », informe-t-il, avant de s’interroger : « Lorsqu’il n’y aura plus de Premier ministre, comment le parlement va-t-il s’adresser au gouvernement ? »

Le député de rappeler que le seul contact que le chef de l’Etat a avec le Parlement, se fait à travers le gouvernement par l’intermédiaire d’un Premier ministre. « Ou bien devra-t-on se contenter de messages tels que stipulé par l’article 79 de la Constitution qui dispose ; « le président de la république communique avec l’Assemblée nationale par des messages qu’il prononce ou qu’il fait lire et qui ne donnent lieu à aucun débat », se demande-t-il, soulignant que cette réforme sera profonde et entrainera une réécriture complète de la Constitution.






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