leral.net | S'informer en temps réel

Tensions familiales à Mbour : un homme jugé pour menaces présumées envers sa mère dans un conflit foncier

Le tribunal de grande instance de Mbour a examiné une affaire opposant une mère à son fils, P. N. Diagne, poursuivi pour des faits présumés d’insultes et de menaces de mort. Au cœur du dossier : un litige autour d’un terrain situé à Saly.


Rédigé par leral.net le Mercredi 15 Juillet 2026 à 02:38 | | 0 commentaire(s)|

Une affaire familiale aux allures de conflit foncier a été examinée devant le tribunal de grande instance de Mbour. P. N. Diagne, âgé de 41 ans, comparaissait pour des faits présumés d’insultes et de menaces de mort envers sa mère, A. Loum.

À la barre, le prévenu a fermement nié les accusations portées contre lui. Il a contesté avoir proféré des menaces à l’encontre de sa mère, malgré la présentation d’un enregistrement audio au cours de l’audience dans lequel des propos injurieux lui sont attribués.

Le dossier est également lié à un différend portant sur un terrain situé à Saly. Selon la mère, elle aurait acquis cette parcelle en 1992, alors que son fils n’avait que 8 ans, et aurait inscrit le nom de ce dernier sur certains documents. Aujourd’hui, elle accuse son fils de vouloir prendre possession du bien alors qu’elle est toujours en vie.

De son côté, P. N. Diagne affirme que le terrain porte son nom et qu’il avait un projet de construction avec un partenaire étranger. Des travaux auraient même débuté avec l’acheminement de matériaux avant l’intervention de sa mère, qui a décidé de porter plainte.

À l’audience, A. Loum a déclaré craindre pour sa sécurité, affirmant que son fils l’aurait menacée avec des propos violents. Elle a demandé qu’il quitte son domicile, estimant qu’il chercherait à hériter de ses biens de son vivant.

Le prévenu a également été interrogé sur une affaire de détention de chanvre indien. Il a soutenu avoir acheté cette substance uniquement pour répondre aux accusations de sa mère qui le soupçonnait de consommer de la drogue.

La défense, assurée par Me Abdoulaye Tall, a plaidé pour une lecture familiale du dossier. L’avocat a insisté sur les liens entre les protagonistes et a appelé à une réconciliation, tout en mettant en doute certains éléments produits pour établir les infractions reprochées.

Après des débats marqués par des versions opposées, le tribunal a renvoyé le délibéré au 21 juillet prochain.