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Trafic d’armes vers les groupes terroristes: Révélations sur le mystère Mamadou Diané


Rédigé par leral.net le Samedi 2 Février 2019 à 10:22 | | 0 commentaire(s)|

Trafic d’armes vers les groupes terroristes: Révélations sur le mystère Mamadou Diané
Inculpé et placé sous mandat de dépôt pour trafic d’armes de guerre à un groupe terroriste et activités terroristes présumés, Mamadou Diané a été mis en audition dans le fond, il y a quelques semaines par le Doyen des juges d’instruction.

Ce Malien a été arrêté en décembre 2016 en possession de métaux (cuivre bronzé et laiton brouillé) utilisés dans la fabrication d’explosifs. D’après Libération, il a récusé tous les faits qui lui reprochés.

Après avoir refusé de parler devant les enquêteurs évoquant son droit au silence, Diané a expliqué au juge d’instruction que le produit devait être vendu à des mystérieux indiens établis au Sénégal. Le dossier a été d’ailleurs été transmis au Procureur qui devait communiquer son réquisitoire supplétif, signale le journal.

Pour rappel, dans la nuit du 19 au 20 décembre 2016, vers 5 heures du matin, Mamadou Diané a été arrêté au niveau du point d’ancrage du croisement Capa, convoyant à bord de deux véhicules, d’innombrables sachets extrêmement lourds contenant du métal broyé, extrêmement brillant.

Au total, y avait 408 kg de cuivre bronze et de laiton brouillé sous forme de pépites. D’après les deux chauffeurs sénégalais requis pour conduire le produit, Diané parle wolof et a personnellement négocié avec eux le prix du transport.

Pourtant, face gendarmes, il a préféré garder le silence, surtout quand les enquêteurs ont commencé à l'interroger sur une ancienne carte d’identité malienne trouvée par devers lui, et établie au nom de Aliou Cissé.

Dans la foulée, des échantillons des métaux ont été prélevés pour études auprès des experts civils et militaires aux fins d’études prospectives sur les possibilités d’utilisation et les propriétés des produits.

Le «traçage » des deux téléphones que le mis en cause présumé a permis de découvrir qu’en 2015, il est entré à trois reprises en Mauritanie, en passant par Rosso mais aussi au Mali via Kidira. En 2016, il a effectué treize mouvements vers le Sénégal en passant par Rosso et Gzmail ( Mali).

Or, et pour ne pas arranger les choses, les experts militaires de la Dcm et le Centre national de qualification professionnel requis à cet effet, affirment que les produits saisis sont particulièrement utilisés en balistique (formation diverses cartouches dont même des obus et projectiles, de détonateurs…).

Sur la même lancée, ils peuvent servir à confectionner des supports complets pour les Engins explosifs improvisés (Eei).






Libération


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