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Trafic de faux billets et passeports: Noo Lank estime que l'Etat ne veut pas "arrêter le business"

Le collectif Noo Lank dénonce la tentative d’intimidation de la gendarmerie sur l’affaire Boughazelli. Si effectivement les gendarmes font l’objet d’une enquête quant à la diffusion de la vidéo, elle ne viserait qu’à étouffer les faits et à organiser le déplacement de l’attention des sénégalais en lieu et place d’une suite rectificative plus responsable de la part du président Macky Sall, rapporte le document dont Leral a copie.


Rédigé par leral.net le Mercredi 22 Septembre 2021 à 06:20 | | 1 commentaire(s)|

"Suite aux éléments exposés par la vidéo, les sénégalais ont compris que Boughazelli n’aurait jamais eu l’arrogance qu’il manifeste et la quiétude de ne pas retourner en prison s’il n’avait pas l’assurance de la plus haute autorité ou de ses proches. Il n’a pu échapper que parce qu’il est protégé par la plus haute autorité. Qui d’autre pourrait lui donner cette protection ?

Son comportement est un indicatif clair de cette protection en très haut lieu. Son retour en prison est un risque pour eux, un lâchage qu’il pourrait leur faire payer. Autrement rien n’explique que le pouvoir protège un trafiquant de faux billet. C’est antinomique à la fonction d’un chef d’Etat.

La responsabilité du président de la République est aussi engagée dans les passeports diplomatiques vendus par les députés, notamment par l’implication des affaires étrangères. Comme chef du parti des députés impliqués, chef de la diplomatie sénégalaise et chef de l’administration, le président Macky Sall ne peut prétendre être sans responsabilité aucune", s'indigne le Collectif.

"Avec son appui, le procureur pourrait ouvrir un appel à témoins pour exposer la mafia d’Etat. L’assemblée ne sera probablement pas la seule institution touchée. En dehors de l’assemblée nationale et du ministère des affaires étrangères, le palais de la République et les autres institutions auront probablement leur part de business. En effet, le business des visas est un marché qui vaut de l’or pour les autorités publiques. A raison de 100 dossiers par jour, au coût de 3 millions par dossier, sur 240 jours l’année, cela fait 72 milliards FCFA. Qui se partagent cet argent? Ils sont dans les institutions, les ambassades ou leurs associés", poursuit le communiqué.



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