leral.net | S'informer en temps réel

Un conducteur de bus agressé sur l’autoroute à péage

L’agression s’est produite dans un bus Tata de la ligne 76. Devant le refus du chauffeur d’emprunter l’autoroute à péage, Khadim Seck lui a administré un violent coup de poing au visage. Arrêté, le gérant de multiservices a été attrait à la barre du tribunal d’Instance de Dakar ce vendredi 12 août 2022.


Rédigé par leral.net le Samedi 13 Août 2022 à 11:48 | | 0 commentaire(s)|

Un conducteur de bus agressé sur l’autoroute à péage
Emprisonné le 28 juillet dernier, Khadim Seck est visé pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de cinq jours. Le mis en cause qui était tellement pressé, avait pris un bus Tata de la ligne 76. Face au refus du chauffeur Massylla Sarr de prendre l’autoroute à péage, le passager violent a vu rouge. Outré par les reproches, Massylla Sarr a arrêté le bus et a demandé à son vis-à-vis de descendre pour qu’ils règlent leurs comptes. Avant que son antagoniste ne quitte sa cabine, Khadim Seck s’est dirigé vers lui et lui a asséné un coup de poing au visage.

Les autres passagers sont intervenus et l’agresseur a été acheminé à la gendarmerie. À la barre du tribunal d’Instance de Dakar, le comparant a plaidé l’excuse de provocation, alléguant que la partie civile l’a insulté. « L’excuse de provocation ne peut pas prospérer, car il n’y pas d’injures », a écarté Me Mbaye Sall qui a réclamé 500.000 francs pour le plaignant « humilié dans sa chair » et pour les jours de chômage. D’après le conseil, depuis les faits, le chauffeur ne travaille pas alors qu’il est père de cinq enfants. La représentante du parquet a reproché au prévenu d’avoir voulu prévaloir sa force sur la victime. « Comme vous êtes costaud, vous vouliez lui démontrer votre force. Vous n’aviez pas le droit de lui imposer le péage. Si vous êtes pressé, prenez un taxi. Vous étiez pressé mais vous vous êtes retrouvés en prison », a-t-elle pesté, avant de requérir six mois de prison avec sursis et une amende de 100.000 francs. Me Abdoulaye Seck a pris le contre-pied de son client. « Nous regrettons d’avoir frappé et nous demandons pardon comme nous l’avons fait depuis la gendarmerie », a imploré l’avocat de la défense. Le juge a condamné le prévenu à six mois avec sursis et à verser 300.000 francs à M. Sarr.
Rewmi

Ndèye Fatou Kébé