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Vente illicite de médicaments : Le CONASEN regrette les ‘’légères’’ sanctions prévues pour les fraudeurs

Des acteurs de la société civile et du secteur médical, des consuméristes, entre autres, viennent de mettre sur pied le Comité national de lutte contre les faux médicaments et l’exercice illégal de la pharmacie (CONASEN). Son objectif est de mettre un terme à ces fléaux.


Rédigé par leral.net le Jeudi 23 Novembre 2017 à 11:26 | | 0 commentaire(s)|


Le Comité national de lutte contre les faux médicaments et l’exercice illégal de la pharmacie (CONASEN) a regretté les sanctions prévues contre la vente illicite de médicaments. D’après le comité, les fraudeurs une fois alpagués, encourent tout au plus, une peine de 3 mois de sursis et une amende de 300 000 francs Cfa. Face à cette situation, des stratégies sont en train d’être envisagées pour dissuader les fauteurs.

« La lutte sera dure car les textes ne prévoient pas de lourdes sanctions parce que les personnes qui pratiquent cet exercice une fois épinglées, ne sont condamnées qu’à payer la somme de 300 000f avec un sursis de 3 mois », a regretté Me Massokhna Kane.
Toutefois, il a assuré que « les autorités nous ont donnés l’assurance que les peines seront alourdies. Parce que si nous voulons véritablement vaincre le phénomène, il nous faut des moyens. Le président a fait une déclaration de guerre ».

D’après le patron de SOS Consommateur, l’importance de ce trafic sur les ressources d’approvisionnements en provenance de pays voisins, témoigne de son ampleur. « Nous sommes vigilants, nous demandons aux autorités d’incinérer immédiatement ces médicaments avant qu’ils n’aillent dans d’autres mains. Nous demandons aux autorités de nous aider dans la sensibilisation. Le comité est totalement engagé, nous espérons que les pouvoirs vont prendre en main cette lutte », a lancé Me Kane, hier, face à la presse.

« 72 pharmacies vont être implantées au sénégal »

Un tel engagement dit-il, découle du fait que la vente illicite de médicaments est accentuée dans les pays à faibles revenus, représentant 10% du marché mondial des médicaments. En Afrique centrale et de l’ouest, elle est estimée à plus de 30%. Ce commerce serait plus lucratif que celui de la drogue. Le phénomène a des répercussions grave sur la santé des populations, pouvant même causer des décès, étant donné que les produits concernés sont mal conservés, périmés ou contrefaits et les conseils d’utilisation fournis par des non-professionnels.

En plus, l’utilisation de ces médicaments de la rue est à l’origine de plusieurs problèmes de santé publique et peut contribuer à des conséquences néfastes insuffisances rénales, hépatites, cancers, résistance aux antimicrobiens.

« Une enquête à Touba menée en 2016, révèle qu’il y a eu 300 malades souffrants de pathologies rénales, ils sont au nombre de 700 actuellement. Cependant, il a été déplorable de constater que les produits saisis à Darou Mousty ont été restitués, le comité considère qu’il ne doit pas avoir des zones de non-loi. Nous allons nous déclarer partie civile de cde dossier tout en se réjouissant des saisies de médicaments par les autorités régaliennes », a souligné Me Kane.

Pour sa part, le directeur de la Pharmacie et du médicament, Amadou Moctar Dièye a appelé la population à la vigilance. « Les médicaments de la rue, il n’y a aucune maitrise. Ceux qui les manipulent n’ont aucune compétence. Nous exhortons les populations à aller vers les officines officielles en cas de problème. 72 pharmacies vont être implantées au Sénégal », dit-il.




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