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Violence à Bakel: Des soldats brutalisent les populations et se font sanctionner

Les militaires en service dans le département de Bakel sont accusés de s'en prendre aux populations qu'ils briment très souvent. La dernière bavure a été signalée la veille de la Toussaint, où des soldats ont passé à tabac une dame et son fils.


Rédigé par leral.net le Lundi 6 Novembre 2017 à 13:05 | | 0 commentaire(s)|

Le député-maire de Bakel, Ibrahima Sall sort de sa réserve pour déplorer les relations exécrables entre les militaires et les populations civiles, cela donne une idée de la tension dans cette localité. M. Sall a attiré notre attention sur un article publié dans le site bakelinfo.com en guise d'exemple, pour renseigner sur le niveau de "persécution" des populations civiles par les hommes en tenue, dans la zone.

Sans ajouter de commentaires, il partage toutes les informations parues dans ce texte et dans lequel, il est indiqué clairement : "les militaires à Bakel n'ont aucun respect et aucune crainte car ils se croient au-dessus de la loi et sont totalement impunis à ce jour.

Tous les actes de barbarie commis par les militaires à Bakel ont été impunis malgré les plaintes et les manifestations de la population
".

Pis, on déplore dans l'article le fait que "la préfecture, la gendarmerie et les tribunaux ne se soucient guère de la sécurité de la population de Bakel , zone où l'impunité totale des hommes en tenue, ne cesse de flamber".

D'ailleurs, c'est ce comportement violent des soldats qui a motivé leur interdiction de participer aux Navétanes, précise-t-on dans le texte, avant de revenir sur ce qu'on pourrait appeler une "bavure militaire" et qui s'est produit mercredi dernier. Il est reproché aux soldats du camp Sada Ciré Timéra de Bakel, d'avoir injurié et roué de coups une femme et son fils, suite à une altercation, "juste parce que ces derniers leur ont reproché d'avoir déversé des ordures dans leur parcelle".

Par ailleurs, selon le colonel Abdoul Ndiaye, patron de la Dirpa, "l'armée ne cautionne aucunement des actes de violence contre des populations civiles". Et de poursuivre "comme partout, il y a également des brebis galeuses dans l'armée. Mais suite à cet incident, un compte-rendu a été catégorique, en soutenant qu'il ne cherche même pas à savoir si l'autre partie a tort ou pas.

Parce que quand on envoie des gens pour aider le populations, on ne peut pas, pour quelque raison que ce soit ,avoir des altercations avec ces gens-là. Et les soldats étaient dans le cadre d'une action civilo-militaire"
.

Selon le chef d'état-major, "quand on mène ce genre d'actions, on doit veiller à ne pas ternir l'image de l'armée. Il s'est agi de venir en aide aux populations. Donc, en aucun cas, le dérapage d'un soldat ne sera toléré. Ce qui est sûr, c'est qu'une première sanction a été prise par ses supérieurs hiérarchiques directs. Et cela peut se poursuivre jusqu'au niveau du ministère des Forces armées et se répercuter même sur son avancement.

En ce qui concerne les autres accusations faites, il faut dire que je suis à la tête 
de la Dirpa depuis un an et c'est la première fois que j'entends un événement du genre à Bakel", a conclu le colonel Ndiaye, joint au téléphone par "l'As".