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Wakhinane-Nimzatt : une grossesse au cœur d’une enquête pour avortement présumé

Une affaire mêlant relation intime, contestation de paternité et tentative présumée d’interruption de grossesse est entre les mains de la justice à Wakhinane-Nimzatt. Deux personnes ont été déférées au parquet du tribunal de Pikine-Guédiawaye après une enquête déclenchée par une plainte.


Rédigé par leral.net le Samedi 22 Août 2026 à 08:25 | | 0 commentaire(s)|

Une grossesse qui déclenche une plainte

L’affaire a débuté dans le quartier Harlem de Wakhinane-Nimzatt, à Guédiawaye, à la suite d’une relation entre M. Thiombane, 49 ans, et sa colocataire A. Niang.

Une semaine après cette relation, la jeune femme aurait annoncé être enceinte et reproché à l’homme de refuser d’assumer la paternité. Ce dernier conteste toutefois cette version et affirme que la grossesse était antérieure à leur unique rapport.

Une réquisition gynécologique effectuée à l’hôpital Baudouin de Guédiawaye aurait établi que la jeune femme était enceinte de quatre mois.

Un volet d’avortement présumé

L’enquête aurait ensuite fait apparaître un autre élément. Selon les informations rapportées par la presse, la plaignante aurait envoyé 40 000 FCFA à une femme contactée via TikTok afin d’obtenir des produits destinés à provoquer une interruption de grossesse.

La transaction n’aurait toutefois pas abouti, la personne contactée étant devenue injoignable.

Les enquêteurs auraient également retrouvé une infirmière qui aurait été sollicitée par la jeune femme. Celle-ci nie avoir pratiqué un acte abortif et affirme avoir uniquement administré un antalgique.

Des versions contradictoires

La jeune femme soutient par ailleurs que M. Thiombane lui aurait recommandé d’interrompre la grossesse. Une accusation que le principal intéressé réfute catégoriquement.

Après leurs auditions, les deux protagonistes ont été placés en garde à vue avant d’être déférés au parquet du tribunal de Pikine-Guédiawaye, notamment pour des faits présumés de tentative d’avortement et de complicité.

L’enquête judiciaire devra désormais permettre de déterminer les circonstances exactes des faits et les responsabilités éventuelles des personnes mises en cause.