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Bentaleb Sow sort de son silence et étrille les « néo-convertis » du camp présidentiel

« Le converti politique est plus bruyant que le fidèle de toujours »

Bentaleb Sow s'en prend aux « néo-convertis », ces anciens du camp des Patriotes aujourd'hui rangés derrière le chef de l'État. Dans un texte relayé sur les réseaux sociaux, il leur reproche d'avoir quitté le parti pour l'accès aux postes, et non pour une divergence de ligne politique.


Rédigé par leral.net le Jeudi 3 Septembre 2026 à 20:42 | | 0 commentaire(s)|

Bentaleb Sow, membre du Pastef. Visuel : page Facebook Créateur Digital
Bentaleb Sow, membre du Pastef. Visuel : page Facebook Créateur Digital

« Le converti politique est plus bruyant que le fidèle de toujours »

Bentaleb Sow ouvre son texte par une charge contre ceux qui ont récemment rejoint le camp présidentiel. « Le converti politique est plus bruyant que le fidèle de toujours. Certainement il a une dette à payer, un passé à faire oublier ou encore une loyauté à démontrer au risque de voir d'autres le dépasser », écrit-il.

Il vise leurs interventions publiques : « À coup de posts sur les réseaux ou de diatribes sur les plateaux, ils sont les seuls à attaquer violemment avec une insolence naissante. »

Selon lui, cette virulence relèverait moins de la conviction que du calcul. « Rassurez-vous que eux même se découvrent insolents du jour au lendemain, parce que c'est plus l'instinct de survie qui parle au détriment de la raison », poursuit-il.

« Vous n'êtes pas partis pour une divergence de ligne »

Bentaleb Sow conteste les motifs avancés par ces anciens compagnons pour justifier leur départ. « Vous et moi savons que vous n'êtes pas partis du camp des PATRIOTES pour une divergence de ligne comme vous le prétendez, mais partis parce que le PARTI ne garantissait plus l'accès aux postes et privilèges après des années de combat et deux ans dans l'exécutif », affirme-t-il.

Il met également en doute la sincérité de leur ralliement. « Encore que, celui que vous prétendez défendre aujourd'hui, vous ne l'aimez pas, vous ne le respectez pas (avec tout ce que vous disiez sur lui dans un passé très récent) et vous n'allez pas non plus mourrir pour lui. Ce qui est drôle est que, lui même le sait. »

« La politique n'a jamais été un engagement mais un ascenseur social »

Élargissant son propos, il y voit un trait de la vie politique sénégalaise. « Par ailleurs, il faut regarder notre société de face et déceler un fait : pour toute une catégorie très importante, la politique n'a jamais été un engagement mais un ascenseur social. On y monte là où la porte s'ouvre, et la porte s'ouvre là où est le pouvoir », écrit-il.

« Et une fois dedans, tous les moyens sont bons pour y rester, car hors de question d'abandonner le nouveau train de vie débloqué. Oui c'est vrai qu'il est vraiment doux de passer de la classe prolétaire à la classe dirigeante, sans effort », ajoute-t-il.

« J'y reviendrai »

Il conclut par un avertissement adressé à ses cibles : « Faites bien preuve de retenue, Messieurs Dames. J'y reviendrai... D'ici là, Regardez-vous dans la glace et soyez sage. »

( Les News )