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Pacte de stabilité sociale: Mody Guiro appelle au respect des engagements de l’État

Invité de l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal, Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), est revenu sur le bilan du pacte de stabilité sociale signé il y a près d’un an entre le gouvernement et les centrales syndicales. Cet accord avait pour objectif d’apaiser le climat social dans un contexte marqué par la baisse du pouvoir d’achat et la multiplication des revendications salariales dans plusieurs secteurs.


Rédigé par leral.net le Dimanche 8 Mars 2026 à 22:25 | | 0 commentaire(s)|

Un pacte souvent mal compris

Selon Mody Guiro, de nombreuses personnes évoquent ce pacte sans en maîtriser réellement les fondements.

Il rappelle que l’accord concerne l’ensemble des centrales syndicales et non uniquement certains secteurs visibles dans les mouvements sociaux, comme l’éducation ou la santé.

« Nous, les centrales syndicales, ne sommes pas descendues dans la rue. La dernière grève générale remonte à l’époque de Abdoulaye Wade », a-t-il souligné.

Pour lui, une grève générale constitue un mouvement d’ampleur qui impacte toute l’économie nationale.

Un accord né dans un contexte de revendications salariales

Le secrétaire général de la CNTS explique que la signature du pacte est intervenue dans un contexte marqué par la chute du pouvoir d’achat et la montée des revendications salariales.

Il souligne également que l’une des particularités de cet accord réside dans sa signature conjointe par les centrales syndicales et certains syndicats professionnels, à la demande de l’État.

Cependant, Mody Guiro tient à préciser qu’un pacte de stabilité sociale n’empêche pas les travailleurs d’exercer leur droit de grève.

« Signer un pacte ne veut pas dire que les travailleurs ne peuvent plus faire grève », a-t-il insisté.

Le dialogue social au cœur des préoccupations

Le responsable syndical estime que l’État doit respecter les engagements pris lors des négociations.

Selon lui, le manque d’anticipation et l’absence de réponses aux alertes des syndicats contribuent souvent à l’escalade des tensions sociales.

« Les syndicats appellent parfois au dialogue sans obtenir d’écho. Ce n’est que lorsque les manifestations commencent que les discussions reprennent », a-t-il regretté.

Des inquiétudes face à certaines situations sociales

Concernant le bilan du pacte, Mody Guiro considère que les centrales syndicales ont jusqu’à présent respecté leur engagement en faveur de la stabilité sociale.

Toutefois, il se dit préoccupé par certaines situations, notamment les licenciements, qui pourraient raviver les tensions entre travailleurs et autorités.

Il évoque également les espoirs suscités par une rencontre avec Abass Fall, alors ministre, une initiative qui serait restée sans suite concrète selon lui.

« Nous croyons au dialogue, mais il doit être sincère. C’est la seule solution durable. Les menaces ne font qu’aggraver la situation », a-t-il conclu.