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viol, pédophilie, corruption et détournement de mineure de moins de 16 ans : Le vigile nie, la victime présumée campe sur ses positions et réclame 50 millions, le procureur requiert 15 ans

Rédigé par leral.net le Jeudi 7 Mai 2026 à 19:08 | | 0 commentaire(s)|

viol, pédophilie, corruption et détournement de mineure de moins de 16 ans : Le vigile nie, la victime présumée campe sur ses positions et réclame 50 millions, le procureur requiert 15 ans

 
 
Massaër Diagne, vigile de profession, risque 15 ans de réclusion criminelle devant la chambre criminelle de Dakar, pour avoir transformé en objet sexuel la fille d'un colonel à la Cité des enseignants où il officiait en 2021, à l'époque des faits. Il a été jugé avant-hier, mardi 5 mai 2026, pour viol, pédophilie, corruption et détournement de mineure de moins de 16 ans.
 
 
 
 
Devant la chambre criminelle de Dakar avant-hier, mardi 5 mai 2026, c'est une famille qui a non seulement été affectée par le viol présumé subi par l'un de ses membres, mais aussi par la mort du père de famille qui est causée par ce drame. Oui, parce que selon Khady Dieng, le colonel Dieng, son époux, est décédé en apprenant que Massaër Diagne, le vigile de la Cité des enseignants où ils résident, a transformé en objet sexuel sa fille K. Dieng, âgée à l'époque de 14 ans.
La dame, revenant sur les faits de viol qu'aurait subis sa fille, a révélé avoir remarqué que celle-ci était très perturbée dans ses études, alors qu'elle a toujours été brillante à l'école. "Quand j'ai remarqué son changement de comportement, je l'ai, comme d'habitude, menacée de la conduire chez la gynécologue. Elle n'a jamais manifesté un sentiment de désaccord quand je lui disais cela, mais, pour cette fois-ci, elle a versé de chaudes larmes. J'ai par la suite interrogé son amie Émilie sur son état qui m'a confié qu'elle a été violée".
 
 
 
La fille de 14 ans raconte comment le vigile l’a violée à 3 reprises
 
 
La victime K. Dieng, aujourd'hui âgée de 19 ans, a encore accusé le vigile. Elle révèle avoir été violée à trois reprises. L'élève en classe de terminale a d'abord révélé que son bourreau présumé était très proche de son père et de ses petits-frères, puisqu'il fréquentait leur maison.
Sur les conditions de son premier viol, elle a raconté qu'un jour, sa mère lui avait demandé d'aller lui acheter des bouteilles pour le jus au marché Tilène. L'accusé Massaër Diagne a proposé de la conduire. "Au lieu du marché, il m'a conduite dans un immeuble en construction, plus précisément dans une chambre sur la terrasse. Après, il est venu avec une bouteille de bière et un joint de yamba. Il m'a demandé d'en boire mais j'ai refusé. Quand il m’a grondée, j'ai bu l’alcool. Il m'a aussi contrainte à fumer le joint de yamba. Il m'a obligé à me déshabiller. Comme j'étais lente, il s'est empressé d'enlever mes habits. Après, il m’a violée. Malgré mes cris, personne n'est venu à ma rescousse. Une fois à la maison j'ai constaté que mon slip était tâché de sang. J'ai pris mon bain puis lavé mon slip", a expliqué la gamine. Pour le second abus sexuel, K. Dieng a confié au tribunal que c'est la salle des fêtes de leur cité qui était le théâtre des faits. "J'étais là-bas pour lui apporter son dîner. Ce jour-là, les lampes étaient éteintes. Là, il m'a tirée dans la pénombre en me bâillonnant avec l'une de ses mains avant de me sodomiser. À mon retour à la maison, mes parents m'ont grondé parce que j'ai tardé à rentrer à la maison", a-t-elle ajouté. Pour la troisième fois, Massaër Diagne a, selon K. Dieng, abusé d'elle dans leur appartement.
 
L’accusé Massaër Diagne nie
 
 
Interrogé à son tour, Massaër Diagne, 39 ans, a persisté dans ses dénégations. Ce marié domicilié à Grand-Dakar, depuis l'enquête de police jusqu'à la barre du tribunal, a réfuté les faits de viol, pédophilie, corruption et détournement de mineure de moins de 16 ans qui lui sont imputés. Pour ce qui est du détournement de mineure, l'accusé a reconnu que la victime s'est une fois rendue chez lui à Cambèrène où elle est restée de 13h à 18h. Elle était là-bas, dit-il, parce qu'elle lui faisait part de ses intentions de fuguer de chez elle. Outre ce fait, précise-t-il, il la considérait comme sa petite-sœur.
 
 
La partie civile réclame 50 millions
 
 
Avocat de la partie civile, Me Ndiogou Ndiaye a a demandé sa déclaration de culpabilité et la somme de 50 millions de F Cfa en guise de réparation. Le procureur a, pour sa part, requis contre Massaër Diagne la peine de 15 ans de réclusion criminelle.
La défense, assurée par Me Ibrahima Mbengue, a plaidé l'acquittement de son client. La robe noire est convaincue qu'il n'y a pas de preuves que c'est son client qui a habitué la fille au chanvre indien. Délibéré au 2 juin 2026.
 
Fatou D. DIONE
 
 



Source : https://www.jotaay.net/viol-pedophilie-corruption-...