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Quand Jeune Afrique rejoint Daesh par un dessin blasphématoire - Par Ahmed Khalifa Niasse

C'est le cœur en lambeaux que j'ai vu l'image accompagnant l'article du magazine Jeune Afrique. Ils ont osé ! Ils ont franchi le Rubicon ! Comment ont-ils pu ? Comment ?


Rédigé par leral.net le Lundi 1 Février 2016 à 17:37 | | 12 commentaire(s)|

Afrique Action, devenu Jeune Afrique, avait été fondé par le Tunisien Béchir Ben Yahmed avant un long exil qui l’a, d’abord, mené à Rome. D’où l’hebdomadaire était édité. Avant de se fixer sur les bords de la Seine. Soupçonné d’être un membre actif de la France Afrique, en tant que fenêtre tropicale du Renseignement Français, il a été de tous les complots. Et a toujours obtenu des prébendes à travers des procédés qui n’excluent pas la publicité mensongère et autres chantages. D’où ses positions partisanes ou contradictoires souvent ravalées.

De là, il mime Charlie Hebdo en visant la personne de Cheikh Ahmadou Bamba qui s’honore par sa qualité de Chambellan du Prophète (psl) pour signifier la proximité spirituelle avec lui. D’autres préfèrent l’expression de Doublure Spirituelle du Fondateur de l’Islam.

Le père de cet homme de Dieu avait émigré de son Baol natal vers le Saloum pour prêter main forte au djihadiste Omarien, Maba Diakhou Ba.

Dés son jeune âge, les activités de Cheikh Ahmadou Bamba, pourtant paisibles, ont provoqué une peur inimaginable chez le colonisateur Français qui a finalement tenu à l’exiler. Pour, soi disant, tuer dans l’œuf l’éventualité de la création d’une communauté autour de sa personne. Pourtant l’homme était frêle, parlait peu, son attitude frisant même la timidité.

C’est, peut-être, le mot Mouride qui, lui-même, faisait peur. En effet, il provient de la racine Arabe IRADA qui signifie volonté. Et c’est, certainement cette volonté de donner la primauté à l’acte, dans une sérénité qui frise le silence absolu, qui dérange.

A-t-il fait école à l’étranger en inspirant l’Indien Mahatma Gandhi alors avocat en Afrique du Sud ? Alors que lui, qu’on peut qualifier de fierté des Noirs, subissait la rudesse d’un exil solitaire dans un bagne qui s’appelait Gabon, tout prés de là ? Ce fut le cas, aussi bien, pour Martin Luther King que pour Nelson Mandela. Il est, sans nul doute, le maître à penser de Cheikh Anta Diop et d’Abdoulaye Wade.

Il a fondé Touba, dérivé du Grec Utopia, la Cité des Rêves.

Aujourd’hui, presque cent ans après son rappel à Dieu, il devient la cible principale et déclarée de Daesh. Avec son Magal qui rappelle la Station d’Arafat en tous points. Sa Mosquée Bleue jumelle de celle d’Istanbul.
Si Daesh l’a désigné comme cible prioritaire et que Jeune Afrique tire sur lui cela ne peut que susciter des questionnements.

Jeune Afrique, la Tunisienne s’est-elle alliée, par cet acte, à Daesh pour tirer sur la même cible ? Est-elle devenue la Cinquième Colonne qui sera suivie par les combattants de sinistre renommée ?

La faute est si grave pour susciter l’étonnement.

Ce qui nous intéresse, nous autres Sénégalais et Africains, c’est que les Ben Yahmed nous ont honorés, même à leur insu. En inscrivant Cheikh Ahmadou Bamba deuxième sur une liste blasphématoire dont le numéro un est le Prophète Mohamed (psl).

C’est pourquoi nous tous, toutes confréries confondues, répondons présents pour Bamba. Nous lui disons tous : « A vos ordres Cheikh Ahmadou Bamba ». C’est notre position vis-à-vis de celui que mon père avait qualifié, par un poème, de Coran fait Homme.

Oui, à Khadim et au Rassoul, donc au Khadimou Rassoul. Mais, non à Daesh. Et non à Jeune Afrique, Porte-parole de Daesh.

AHMED KHALIFA NIASSE







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