Leral.net - S'informer en temps réel

À Mbigou, la tige de manioc vaut presque de l'or : 500 francs la bouture !

Rédigé par leral.net le Jeudi 2 Juillet 2026 à 14:43 | | 0 commentaire(s)|

Le saviez-vous ? À Mbigou, une simple tige de manioc coûte désormais 500 francs CFA. Oui, vous avez bien lu : ce n'est ni un produit fabriqué en France où au Maroc , ni un bijou c'est une tige de manioc aussi légère que l'orteil d'un bébé
À ce rythme, il faudra bientôt demander un crédit avant de créer un champ. Le manioc, autrefois symbole de l'abondance dans nos villages, est en train de devenir un produit de luxe.
La première cause est l'état déplorable des routes. Les pistes sont (...)

- SOCIETE /

Le saviez-vous ? À Mbigou, une simple tige de manioc coûte désormais 500 francs CFA. Oui, vous avez bien lu : ce n'est ni un produit fabriqué en France où au Maroc , ni un bijou c'est une tige de manioc aussi légère que l'orteil d'un bébé

À ce rythme, il faudra bientôt demander un crédit avant de créer un champ. Le manioc, autrefois symbole de l'abondance dans nos villages, est en train de devenir un produit de luxe.

La première cause est l'état déplorable des routes. Les pistes sont si difficiles d'accès que les cultivateurs peinent à transporter les boutures et leurs récoltes. Résultat : l'offre diminue et les prix grimpent.

Deuxième problème : le nombre de cultivateurs baisse. À Mbigou, de moins en moins de personnes se consacrent à la culture du manioc. Beaucoup de femmes, qui faisaient autrefois vivre cette filière, ont abandonné les plantations, faute de moyens, de soutien ou d'accès facile aux champs.

Conséquence directe : le manioc consommé à Mbigou provient désormais en grande partie du Congo, vendu en sachets. Une situation paradoxale pour une région aux terres fertiles, qui dépend aujourd'hui de l'extérieur pour un aliment de base.
Pendant ce temps, les rares tiges disponibles se négocient à prix fort. Si rien ne change, il faudra bientôt protéger les boutures de manioc comme des objets de grande valeur.

À Mbigou, le manioc ne demande pourtant pas des miracles. Il demande simplement des routes praticables, des producteurs encouragés et une véritable politique de relance agricole. Car une tige de manioc à 500 francs n'est pas seulement une curiosité : c'est le signe qu'il est temps d'agir.

Oclaire Léance NZOUKY



Source : https://www.gabonews.com/fr/actus/societe/article/...