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A l'issue d’une rencontre hier mardi : Le Grand parti de Pikine lance le concept « Malick Gakou président des banlieusards »

Faire de Malick Gakou, le premier président de la République des Banlieusards. C’est le défi lancé hier par les responsables du Grand parti du département de Pikine au sortir d’une assemblée générale tenue au siège de leur parti sis à Guédiawaye


Rédigé par leral.net le Mercredi 22 Mars 2017 à 17:48 | | 0 commentaire(s)|


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Sous la présidence de leur président, El Hadji Malick Gakou, les responsables du Grand parti de Pikine se sont réunis hier à la permanence des banlieues sise à Guédiawaye. A l'issue de cette rencontre à l’image d’une démonstration de force, les responsables du Grand parti ont fait face à la presse. Porte-parole du jour, Boubacar Ba soutient que « cette rencontre d’aujourd’hui est un nouvel élan ».

« Parce que, comme vous le savez dans la banlieue, il y a une forte mobilisation des jeunes et femmes auprès du Président Malick Gakou. En effet, la banlieue, depuis plus deux décennies, a été un faiseur de roi. Raison pour laquelle nous avons aujourd’hui, un nouveau concept, c'est-à-dire que la banlieue est debout, la banlieue a des veines.

Et aujourd’hui, le concept c’est quoi, c’est d’avoir président de la République. Ceci est normal du fait que la banlieue, c’est presque les 2/3 du Sénégal. Nous avons la grande banlieue qui concern
e aujourd’hui Pikine, Guédiawaye, Grand-Yoff et Niarry Tally. Au-delà de cette banlieue, il y a la semi-banlieue qui regroupe ceux qui sont de l’intérieur du pays et qui sont laissés pour compte de ce régime. Allez-y à Kaolack, plus précisément à Médina Baye, à Touba, à Saint-Louis, Kédougou, etc, toutes ces localités sont considérées comme des banlieues du fait qu’ils n’ont même pas de l’assainissement », explique d’entrée; l’ancien directeur général de l’Agence de l’Emploi des jeunes de la banlieue, M. Boubacar Ba.

Tout dernièrement, soulignera le porte-parole des rouges et blancs de Pikine, « le Président Macky Sall est venu dans la banlieue de Pikine et n’a rien d’autre a nous donner que de nous construire une arène nationale. Alors que 13% des chômeurs du pays sont de la banlieue Pikinoise ».

Et M. Boubacar Ba de marteler en ces termes : « C’est pourquoi, nous appelons tous les jeunes du département de Pikine en particulier et de toutes les banlieues du Sénégal afin qu’on soit un seul homme derrière le président Malick Gakou pour que le Sénégal, le vrai Sénégal qui est considéré dans son écrasante majorité comme des banlieusards, ait un président de la République qui prend en charge leurs intérêts.

Et avec le président Malick Gakou, nous verrons un autre Sénégal, le Sénégal de l’espérance mais également une banlieue prospère. Ce, du fait que c’est un vrai fils de la banlieue, qui maîtrise les vrais problèmes des banlieues, qui est à la tête du pays 
».

Gakou en caravane du 8 au 9 avril prochain à Pikine
Poursuivant, le « poulain » du président Malick Gakou d’annoncer que leur leader va diriger du 8 au 9 avril prochain une caravane dans la banlieue de Pikine. « Nous appelons toutes les populations Pikinoises à sortir pour accueillir massivement la délégation du Président Malick Gakou lors d’une caravane qui se tiendra le 8 et le 9 avril prochain.

En effet, cette caravane aura pour but de partager et de mieux être en contact avec les populations de la banlieue de Pikine qui continue de jour en jour à souffrir pour avoir été oublié par le gouvernement du Président Macky Sall. Pendant deux jours, nous allons échanger et écouter les populations de Pikine avec qui nous comptons nous battre pour faire quitter ce régime de la tête du pays
», annonce M. Boubacar Ba.

« Ce sera œil pour tête, dent pour mâchoire »
Se prononçant par ailleurs sur la confection des cartes d’identité biométriques, le responsable du Grand parti de Pikine d’affirmer que « nous avons entendu hier que les inscriptions au niveau de Dakar Plateau ont été pour le moment arrêtées. A Pikine Est, on a arrêté les bureaux d’inscription prétextant qu’on va transférer les lieux d’inscriptions puisqu’à Dakar, c’est fini. Alors que ces personnes de l’intérieur du pays dont ils parlent travaillent en majorité ici dans la banlieue sont toujours-là et demandent à ce que les inscriptions continuent ».

« Nous n’accepterons aucune dérogation. Une autorité préfectorale ne peut pas prendre la responsabilité de dire que j’ai décidé de transférer un bureau d’inscription à l’intérieur du pays parce qu’on a atteint le cap. Le cap, c’est quoi ? C’est qu’on n’a plus aucune personne qui se présente pour s’inscrire.

La fraude a commencé et ils nous trouveront sur le terrain. Et nous marcherons sur eux pour exiger la vérité. Fini l’intimidation, fini le harcèlement. Vous nous connaissez, nous vous connaissons. Ce sera œil pour tête, dent pour mâchoire
», prévient en conclusion le « poulain » de Gakou.

Le Témoin