leral.net | S'informer en temps réel

Affaire Amir Abo : après son non-lieu, l’homme d’affaires annonce des plaintes contre ses détracteurs

Bénéficiaire d’une ordonnance de non-lieu total du 3ᵉ cabinet du Pool judiciaire financier, Abo Mbacké, dit « Amir Abo », entend désormais engager des poursuites contre plusieurs personnes qu’il accuse d’avoir contribué à sa mise en cause. Il affirme notamment avoir déjà saisi la justice contre le journaliste Babacar Touré.


Rédigé par leral.net le Vendredi 4 Septembre 2026 à 11:21 | | 0 commentaire(s)|

Après avoir obtenu un non-lieu total dans la procédure qui le visait au Pool judiciaire financier (PJF), Abo Mbacké, plus connu sous le nom d’Amir Abo, annonce une riposte judiciaire.

Dans un entretien accordé à L’Observateur, le président de Stam Global Business affirme vouloir poursuivre ceux qu’il considère comme responsables de sa mise en cause. « Je vais saisir la justice contre eux tous », déclare-t-il, annonçant qu’il entend suivre ces procédures avec ses avocats.

L’homme d’affaires assure également avoir déjà déposé une plainte contre le journaliste Babacar Touré.

Atépa et Babacar Touré directement mis en cause

Amir Abo estime avoir été victime d’un « coup monté » et d’un « acharnement » destinés, selon lui, à porter atteinte à sa réputation et à son patrimoine.

Il cite notamment l’architecte Pierre Goudiaby Atépa et le journaliste Babacar Touré, qu’il accuse d’être à l’origine de ce qu’il présente comme une campagne visant sa personne.

Ces accusations sont formulées par Amir Abo dans le cadre de sa défense et devront, le cas échéant, être examinées par les juridictions compétentes.

L’homme d’affaires conteste également les interrogations concernant la propriété de certains de ses biens immobiliers. Il affirme être en mesure de produire les références de ses titres fonciers afin, dit-il, d’établir ses droits sur les propriétés concernées.

Des interrogations sur la saisie de ses biens

Amir Abo revient par ailleurs sur les conditions dans lesquelles certains de ses biens auraient été saisis puis restitués.

Il évoque notamment une somme de 800 millions de francs CFA en espèces qui aurait été retrouvée à son domicile, mais qui, selon lui, n’aurait pas été correctement consignée.

Il mentionne également un montant de 100 millions de francs CFA qui aurait été remis à une autre plaignante, Mame Diarra Tall. L’homme d’affaires affirme ne pas avoir reçu de décharge concernant cette opération et demande que soient produites les pièces permettant d’en attester.

Ces affirmations relèvent là encore de sa version des faits et pourraient faire l’objet d’un examen dans le cadre des procédures judiciaires annoncées.

Le volet saoudien au cœur de ses accusations

Amir Abo estime enfin que ses déboires judiciaires seraient liés, selon lui, à ses relations avec des partenaires du Royaume d’Arabie saoudite.

Il rappelle qu’au moment de son interpellation, des partenaires saoudiens étaient présents au Sénégal pour présenter des solutions concernant notamment l’approvisionnement en eau de Touba. Ces derniers auraient été reçus par le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

Pour l’homme d’affaires, la procédure dont il a fait l’objet aurait eu pour objectif de ternir son image et de compromettre certains de ses projets.

Après le non-lieu total prononcé en sa faveur, Amir Abo entend désormais porter le dossier sur le terrain judiciaire contre ceux qu’il considère comme ses détracteurs. La suite de ces éventuelles procédures permettra de déterminer la portée juridique de ses accusations.