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Affaire FADP : Ibrahima Lissa Faye campe sur ses positions après son audition à la Sûreté urbaine

Entendu ce mardi à la Sûreté urbaine dans le cadre du dossier du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP), le journaliste Ibrahima Lissa Faye maintient ses déclarations et rejette toute accusation de diffusion de fausses nouvelles.


Rédigé par leral.net le Mardi 31 Mars 2026 à 22:45 | | 0 commentaire(s)|

À sa sortie d’audition à la Sûreté urbaine de Dakar, Ibrahima Lissa Faye n’a pas varié dans sa ligne de défense. Le directeur de publication de PressAfrik, convoqué dans le cadre d’une affaire liée au Fonds d’Appui et de Développement de la Presse, affirme avoir maintenu l’intégralité de ses propos face aux enquêteurs.

À l’origine de la procédure, une intervention du journaliste sur la RFM, reprise par d’autres acteurs de l’espace public, notamment Mamary. Ces déclarations ont conduit les autorités à diligenter une enquête et à convoquer plusieurs protagonistes, dont un responsable du ministère de la Communication, venu lui aussi avec des éléments justificatifs.

Mis en cause pour « diffusion de fausses nouvelles », Ibrahima Lissa Faye rejette catégoriquement cette qualification. « Je ne sais pas quelles sont les fausses nouvelles qui auraient été diffusées », a-t-il déclaré, assurant avoir appuyé ses affirmations sur des documents qu’il dit probants.

Au cœur du litige, la question de la répartition du FADP. Le journaliste dénonce une rupture d’égalité dans l’attribution de cette aide publique, estimant que certains médias auraient été favorisés au détriment d’autres. Il appelle ainsi à la publication de la liste complète des bénéficiaires, au nom de la transparence.

Fort de plus de vingt-six ans d’expérience, il se dit déterminé à maintenir sa position, malgré la procédure en cours. « Ce n’est pas par l’intimidation ni par la convocation qu’on va me faire changer », a-t-il insisté, se déclarant prêt à répondre à toute nouvelle sollicitation des enquêteurs ou du parquet.

Dans un contexte de tensions persistantes entre les autorités et les acteurs de la presse, cette affaire continue d’alimenter le débat sur la gestion du FADP et les conditions d’exercice du journalisme au Sénégal.