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Ag, préavis de grève le 2 Janvier, marche nationale le 7 Janvier, grève générale à partir du 4 Février… : Le secteur de la santé dans tous ses états

Réunis autour de la fédération des syndicats de la santé (F2s) Boolo Laaj Sunu yelleef), les organisations syndicales évoluant dans le domaine de la santé, ont fait face à la presse hier pour mettre à nu tous les maux qui gangrènent leur secteur.


Rédigé par leral.net le Vendredi 17 Décembre 2021 à 09:38 | | 1 commentaire(s)|

Ag, préavis de grève le 2 Janvier, marche nationale le 7 Janvier, grève générale à partir du 4 Février… : Le secteur de la santé dans tous ses états
Dénonçant une mauvaise politique sanitaire malgré un budget de plus de 200 milliards, ces syndicalistes annoncent des assemblées générales dans toutes les structures sanitaires du pays, suivies d’un dépôt de préavis de grève le 2 janvier 2022, d’une marche nationale le vendredi 7 janvier 2022, ainsi que d’une grève générale à partir du 4 février 2022, si les négociations ne sont pas ouvertes dans les jours à venir

Au moment où le pays vit sous la hantise d’une quatrième vague avec l’apparition du nouveau variant Omicron plus virulent que Delta, et l’abandon par la quasi-totalité des Sénégalais des mesures-barrières, le secteur de la santé semble être dans une zone de turbulence sans commune mesure.

En effet, au lendemain de la sortie des agents qui travaillent au niveau des Centres de traitement des épidémies (CTE) pour réclamer leurs indemnités, c’est au tour de l’Intersyndicale Syntras, Sat/cl Santé, SycoasSanté, Sutracol-Santé, Sat-Santé, Sdt-3S, de tirer la sonnette d’alarme sur la situation chaotique du secteur de la santé.

Formant un bloc autour de la Fédération des Syndicats de la Santé (F2s) Boolo Laaj Sunu Yelleef, ces acteurs comptent mettre mutualiser leurs forces pour poser les véritables problèmes du secteur de la santé et de l’action sociale. Mais aussi corriger, selon eux, les inégalités et la discrimination notées dans le traitement des agents de la santé, tout comme les autres agents de l’administration et autres démembrements de l’Etat.

De l’avis des camarades de Cheikh Seck, le secteur souffre d’un mal profond. « Chaque jour, nous déplorons des plaintes et complaintes des usagers pour le manque de qualité des services offerts dans nos structures sanitaires », fulmine la Conférence des secrétaires généraux. Au moment où, poursuivent-ils, chaque année, le budget de la santé connaît des hausses extraordinaires.

Selon eux, ce sont des dizaines voire des centaines de milliards qui sont injectés dans le secteur de la santé. A cela s’ajoutent plus de 100 milliards mobilisés dans le cadre de la lutte contre la covid-19.

En plus du budget de fonctionnement approuvé et voté à l’Assemblée nationale dans la loi des finances 2021, qui faisait presque 200 milliards FCfa. Sans compter le budget de programme qui tourne autour de 800 milliards FCfa. Poussant Cheikh Seck et Cie à cogiter sur l’efficience de toute cette manne financière, avec plus 1 000 milliards mobilisées en une seule année et pour un seul secteur.

Sur la mauvaise politique sanitaire, l’intersyndicale dénonce la mauvaise utilisation des ressources qui, d’après elle, a fini de mettre à rude épreuve le fonctionnement de nos services socio-sanitaires. Citant l’exemple de l’hôpital Le Dantec, ces blouses blanches renseignent que le montant de la subvention de l’Etat pour l’ensemble des hôpitaux, tourne autour de 20 milliards FCfa. La plus grande subvention allouée à un hôpital ne dépassant pas 2 milliards FCfa, au moment où certains ont des budgets qui atteignent les 8 milliards FCfa par an.
L’As


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