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Aida Mbodj outrée par la danse de Macky Sall:« je ne peux pas me permettre de danser, regardant les Sénégalais souffrir »

Les pas de danse esquissés par le Président Macky Sall la semaine dernière, à l’occasion du lancement de sa campagne de parrainage, n’ont pas été au gout d’Aida Mbodj. La lionne du Baol regrette le moment où les Sénégalais sont en train de souffrir.


Rédigé par leral.net le Lundi 3 Septembre 2018 à 09:24 | | 0 commentaire(s)|


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Pour la collecte de signatures pour le parrainage de sa candidature à la présidentielle du 24 février 2019, Aida Mbodj a délibérément, choisi de l’entamer dans son bastion de Bambey. Elle a réussi, dans sa localité le défi de la mobilisation, en battant le rappel des troupes avec des militants, proches, parents et amis, venus d’un peu partout à travers le Sénégal. Aida Mbodj qui a tenu à expliquer à ses militants, le processus du parrainage, en a profité pour tacler Macky Sall, qui a esquissé quelques pas de danse, la semaine passée, à l’occasion du lancement de la campagne de parrainage.

« Mes priorités sont ailleurs. Mes priorités sont de soulager ces énormes, dures et innombrables difficultés que vivent les Sénégalais au Quotidien. C’est exactement pour ça que je n’ai pas le cœur à danser publiquement comme lui », clame Aida Mbodj. « L’heure est grave. Et parce que l’heure est grave, je ne danserai pas, comme l’a fait ce Président qui dansait la semaine dernière, devant le peuple sénégalais qui souffre perpétuellement, quotidiennement », A-t-elle soutenu.

L’ancienne ministre d’Etat ne s’en tient pas là. Elle a énuméré les raisons pour lesquelles, elle refuse de danser. « Les raisons pour lesquelles je n’ai pas envie de danser devant mes compatriotes sont très simples à expliquer. Je ne vais pas danser, parce que je pleure aujourd’hui encore un de mes fils, Fallou Sène, l’étudiant tué, il y a, à peine trois mois. Il ne faisait que réclamer sa bourse. Je ne vais pas non plus danser, parce que les enfants meurent aujourd’hui encore dans nos structures de santé, faute d’assistance et de moyens », peste Aida Mbodj.

Elle poursuit : « non ! Je ne peux pas me permettre de danser, en regardant les Sénégalais souffrir. Et je ne vais pas me mettre à danser devant les Sénégalais, parce que nos valeureux paysans ne dorment plus que d’un seul œil. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. Je ne danserai pas aussi, parce que le chômage est toujours aussi, pesant, dans ce pays où un secteur important que l’Education est aujourd’hui, plombé, du fait de l’incapacité de ce régime à trouver des solutions. Voilà pourquoi, contrairement à celui-là, je ne peux vraiment pas me permettre de danser publiquement », a-t-elle déclaré, sous l’acclamation de la foule.

A signaler qu’Aminata Sarr, la mère d’Aida Mbodj, a été la première personne à parrainer sa fille.

Les Echos