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Attribution de 252 ha à une société espagnole: La population de Nguéniéne, en rogne, accule le Maire

A Nguéniéne, les conflits ne sont plus latents, mais leurs échos sont encore audibles. Le plus actuel est l’affectation de 252 ha à une société espagnole qui enrage les populations. «Les autres communes sont plus médiatisées que nous», dévoile Babacar Diallo, membre du Collectif pour la défense du foncier de Nguéniéne.


Rédigé par leral.net le Jeudi 7 Octobre 2021 à 11:18 | | 0 commentaire(s)|

Attribution de 252 ha à une société espagnole: La population de Nguéniéne, en rogne, accule le Maire
«En 2016, il (le maire) nous a servi une seule délibération. Les autres délibérations, il les fait avec la personne en signant les documents. On l’a poursuivi au Tribunal. On l’attend pour qu’il nous dise où sont nos terres», explique M. Diallo.

A l’en croire, «même Akon City a bénéficié de 55 ha. Il a posé une seule pierre pour dire que c’est la cité futuriste, mais on a rien vu depuis lors. Il y a également d’autres zones comme Keur Ndioba, où on a donné des hectares à des privés. On va poursuivre ce problème pour savoir à qui ont été données ces terres et comment il a fait pour en disposer», avertit M. Diallo.

Selon lui, ces terres appartiennent à des agriculteurs et des éleveurs. «Elles ont été données depuis longtemps à l’insu de la population. Il a fallu que les vaches des pasteurs arrivent pour que les gens se rendent compte que la zone est clôturée. Par exemple, on avait donné au chef du village de Ndiawar Yakou Diouf 80 ha, pour lui en désaffecter, par la suite, 53 au profit de Produmel.

Il reste 27 ha et on ne sait pas où ils se trouvent. Il y a plusieurs conseillers qui ont les uns, 10 ha, les autres, jusqu’à 20 ha, qu’ils se sont partagés dans des circonstances inconnues. Maintenant, il faut qu’ils nous éclaircissent sur cette répartition
», dénonce Babacar Diallo, membre du Collectif pour la défense du foncier de Nguéniéne. Il estime que l’ampleur des dégâts n’est pas encore connue.

Pour tirer cette affaire au clair, le collectif a saisi la justice pour en avoir le coeur net. «C’était clair avec une convention qu’on avait signée avec l’Espagnol pour 10 ans renouvelables. Dans cette convention, il y avait des projets même avec des emplois. Mais, même le promoteur en question n’a pas respecté sa part. Il avait dit qu’il allait donner des emplois aux jeunes de manière permanente, il ne l’a pas fait. Il les prend comme journaliers et peut les remercier à n’importe quel moment.

Il disait qu’à chaque hivernage, il aiderait à labourer 16 ha et donnerait des intrants pour qu’ils cultivent du gombo qu’il achèterait par la suite. Il n’en fit rien du tout. Si c’est une convention bilatérale et que l’une des parties ne respecte pas sa part, c’est une rupture. Je crois qu’il est temps qu’ils rompent ce contrat et qu’ils parlent à la population de ce qu’il en est du foncier de Nguéniéne. On ne demande que ça
», martèle Babacar Diallo.






Le Quotidien



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