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BRT : les chauffeurs haussent le ton et menacent de durcir le mouvement

À l’occasion des deux ans du Bus Rapid Transit (BRT), les chauffeurs regroupés au sein du Syndicat autonome des travailleurs du transport au Sénégal ont manifesté ce vendredi à Guédiawaye pour dénoncer leurs conditions de travail et le silence de la direction face à leurs revendications.


Rédigé par leral.net le Vendredi 15 Mai 2026 à 17:41 | | 0 commentaire(s)|

BRT : les chauffeurs haussent le ton et menacent de durcir le mouvement
La tension monte entre les chauffeurs du Bus Rapid Transit (BRT) et la direction générale. Réunis ce vendredi 15 mai 2026 devant la préfecture de Guédiawaye, les travailleurs ont exprimé leur colère face à ce qu’ils considèrent comme un manque de considération de leurs doléances.

Pour marquer les deux ans du BRT, les chauffeurs ont arboré des brassards rouges afin d’alerter les autorités sur leurs revendications sociales et professionnelles restées, selon eux, sans réponse malgré plusieurs démarches entreprises auprès de la direction.

Un cahier de doléances resté sans suite

Le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs du transport au Sénégal, Sambe, affirme qu’un cahier de doléances a été déposé depuis plusieurs mois sans qu’aucune solution concrète ne soit apportée.

Les syndicalistes dénoncent également l’absence de dialogue direct avec le directeur général du BRT.

« Nous avons multiplié les démarches, mais nos doléances restent sans réponse », a regretté le responsable syndical.

Des conditions de travail dénoncées

Parmi les principales revendications figurent la révision des contrats de travail, l’amélioration des conditions de service et le respect des droits sociaux des employés.

Les chauffeurs dénoncent notamment des horaires de travail particulièrement lourds. Certains affirment travailler de 7 heures du matin à 21 heures, avec des temps de repos jugés insuffisants.

Le syndicat réclame également une amélioration des conditions de récupération et des congés plus adaptés à la pénibilité du métier.

Selon les manifestants, une semaine de congé ne suffit pas pour récupérer après plusieurs mois de service intensif.

Les femmes chauffeurs également concernées

Les femmes conductrices du BRT ont également exprimé leurs préoccupations, notamment sur les questions liées au congé de maternité et au respect de leurs droits sociaux.

Malgré leur mécontentement, les chauffeurs ont choisi de maintenir le service afin de ne pas pénaliser les usagers, tout en poursuivant leur mouvement symbolique à travers le port de brassards rouges.

Une menace de durcissement du mouvement

Les syndicalistes préviennent toutefois qu’en l’absence de réponses rapides de la direction, ils pourraient passer à une phase plus radicale de leur mobilisation.

Ils appellent également les plus hautes autorités de l’État, notamment le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, à intervenir pour éviter une escalade de la crise sociale.