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Bakel, une ville née des eaux du fleuve Sénégal

Troisième volet d'une série du Soleil consacrée à l'histoire des cités riveraines du fleuve

Dans la troisième et dernière partie de sa série consacrée aux villes nées le long du fleuve Sénégal, Le Soleil s'attarde sur Bakel. La localité doit son existence à des descendants de Bourba Birame Ndiémé Coumba Ndiaye, chassés du pouvoir, qui se seraient alliés aux Bathily de Touabou avant que l'arrivée des colons ne transforme la cité en comptoir commercial de premier plan.


Rédigé par leral.net le Mercredi 2 Septembre 2026 à 11:57 | | 0 commentaire(s)|

Le fleuve Sénégal n'a pas seulement irrigué des terres, il a aussi fait naître des villes et façonné leur destin. C'est ce que rappelle Le Soleil dans le troisième et dernier volet de sa série « Au nom du fleuve », publiée le 1er septembre 2026, consacré cette fois à Bakel, cité de l'est du pays dont l'histoire se confond avec celle de l'eau.

Selon le récit du journal, les origines de Bakel remontent à des descendants de Bourba Birame Ndiémé Coumba Ndiaye, un souverain déchu de son trône. Écartés du pouvoir, ces derniers auraient trouvé refuge dans cette région et noué une alliance avec les Bathily de Touabou, une famille influente de la localité voisine. Cette union entre exilés royaux et notables locaux serait à l'origine du peuplement fondateur de Bakel, selon Le Soleil.

Une position stratégique sur le fleuve

L'histoire de Bakel a pris un tournant décisif avec l'arrivée des colons européens, rapporte le journal. La ville, de par sa situation géographique le long du fleuve Sénégal, a rapidement attiré l'attention des puissances commerciales de l'époque. L'installation d'un comptoir commercial y a conféré une importance stratégique qui allait durablement marquer son développement urbain et économique.

Le Soleil cite plusieurs grandes maisons de commerce qui se sont implantées à Bakel durant cette période coloniale : Maurel et Prom, Chavanel, Peyrissac, ainsi que Devès et Chaumet. Ces sociétés, actives dans le négoce le long du fleuve, ont contribué à faire de Bakel un point de passage incontournable pour les échanges commerciaux entre l'intérieur des terres et les comptoirs côtiers.

Le fleuve, fil conducteur d'une mémoire commune

Cette dernière partie de la série du Soleil s'inscrit dans une démarche plus large de valorisation du patrimoine historique des localités qui bordent le fleuve Sénégal. Après avoir exploré d'autres cités riveraines dans les précédents volets, le journal referme ainsi sa série en montrant comment l'eau du fleuve a été, pour Bakel comme pour d'autres villes de la vallée, un facteur déterminant de fondation, de peuplement et de développement économique.

Le récit met en lumière la manière dont des dynamiques politiques, comme la déchéance d'un souverain, peuvent se conjuguer avec des choix géographiques stratégiques, comme la proximité du fleuve, pour donner naissance à une ville appelée à jouer un rôle commercial de premier plan.

Un patrimoine à préserver

À travers cette trilogie, Le Soleil entend rappeler l'importance historique et patrimoniale de ces cités du fleuve, souvent méconnues du grand public malgré leur rôle central dans l'histoire économique et politique de la région. Bakel, avec son passé mêlant alliances princières et comptoirs coloniaux, illustre la richesse de cette mémoire collective portée par le fleuve Sénégal, qui continue de structurer l'identité de ces territoires.


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