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CAN 2017: les tops de la compétition

La Coupe d’Afrique des Nations s’est refermée dimanche après le cinquième sacre des "Lions Indomptables", à l’issue d’une compétition qui, comme souvent, a vu le bon grain se mêler à l’ivraie.


Rédigé par leral.net le Lundi 6 Février 2017 à 14:11 | | 0 commentaire(s)|

Des "lions" revanchards
Bien malin celui qui aurait misé sur eux au début du tournoi. Pourtant, ce sont bien les "Lions indomptables" qui se sont imposés au Gabon, décrochant ainsi le cinquième titre de champions d’Afrique de leur histoire, quinze ans après leur dernier sacre. Une belle revanche prise sur l’Egypte, victorieuse par deux fois à leur détriment (1986 et 2008). Sans être flamboyants – 3 victoires dans le jeu, et 7 buts en 6 matchs -, les hommes d’Hugo Broos ont gagné au cœur et aux tripes, enfilant à tour de rôle le costume d’homme providentiel lorsque les circonstances l’exigeaient (Ondoa en quart, Aboubakar en finale notamment). Du travail de bro’.

Hugo Broos, plombier volontaire
L’entraîneur de la sélection camerounaise a réussi son pari, contre vents et marées. Pas moins de huit joueurs, Moting et Matip en tête, ont en effet décliné l’invitation qu’il leur avait lancée. Pas grave, le sélectionneur du Cameroun sait mener les jeunes jusqu’au sommet. Hugo Boss.

Mohamed Salah, le pied égyptien
Si les Pharaons s’étaient imposés en finale face au Cameroun, c’est sans doute lui qui aurait été élu meilleur joueur de la compétition, haut la main. Buteur décisif à deux reprises (face au Ghana en poule et au Burkina Faso en demie-finale), passeur en finale, le milieu de terrain de la Roma a tenu son rang durant le tournoi, assumant sans trembler son statut de star de la sélection égyptienne. Son talent n’a certes pas permis à l’Egypte de décrocher sa huitième couronne continentale.

A l’épreuve des balles
Si les "Pharaons" et les "Lions Indomptables" se sont offerts une place en finale de la CAN, ils le doivent en grande partie à leurs portiers respectifs, tous deux auteurs de prestations majuscules durant la compétition. Décisif lors de la séance de penaltys qui opposait l’Egypte au Burkina Faso en demie, Essam El-Hadary a prouvé, du haut de ses 44 printemps, que les titulaires de carte vermeille peuvent encore envoyer de belles horizontales. Fabrice Ondoa a, quant à lui, démontré qu’on peut tout à la fois cirer le banc en club et être indiscutable en sélection. Placardisé à Séville, le gardien camerounais a littéralement porté les siens dans les moments cruciaux de la compétition, notamment face au Gabon en poule, et au Sénégal en quart.

Des arbitres à la hauteur
Penaltys généreux, ou généreusement oubliés, parti-pris éhonté, complaisance coupable : l’arbitrage à la CAN est parfois sujet à caution. Une douce litote au regard de certaines décisions lunaires prises par le passé (Egypte-Sénégal en 2006, ou Tunisie-Guinée équatoriale en 2015 en ont fourni de mémorables illustrations). De ce point de vue, l’édition gabonaise de la compétition a fort heureusement échappé à la cette loi d’airain, et, si quelques décisions ont fait l’objet de contestations assez vives, aucun scandale n’a été à déplorer.

Et une poignée de pépites

Sadio Mané, Diouf 3.0
A 24 ans, Sadio Mané représente le nouveau visage des "Lions de la Téranga". Tireur inconsolable du dernier penalty de son équipe en quart face au Cameroun, le feu follet de Liverpool avait jusqu’alors porté les siens tout au long de la compétition (deux buts en trois matchs). Nul doute que le gamin de Bambali sera, à l’avenir, le mur maître d’une formation sénégalaise dont il est déjà l’un des piliers.

Christian Bassogog, l’indomptable promesse
A 21 ans, Christian Bassogog possède depuis hier une rue à son nom à Douala. Héros du Cameroun en demie-finale face au Ghana, le jeune milieu tout terrain du club danois d’Aab Aalborg a été élu meilleur joueur de la compétition à l’issue de la finale, rejoignant ainsi Patrick MBoma au panthéon des Rois Lions. Quasiment inconnu avant le début du tournoi, le jeune homme, qui a déjà pas mal bourlingué – il a joué sur trois continents en à peine deux ans – devrait sans doute attirer les regards de certains clubs du Big 5 la saison prochaine.

Hervé Koffi, rempart en devenir
Le gardien du Burkina Faso est l’une des révélations de la compétition. Solide sur sa ligne, doté d’une sacrée extension, le portier burkinabé a fait preuve d’une grande constance tout au long d’un tournoi au cours duquel il n’a encaissé que deux buts. Dommage que le sélectionneur des "Etalons", le Portugais Paulo Duarte, se soit mis en tête de le laisser tirer le quatrième pénalty de son équipe lors de la demi-finale face à l’Egypte.

source: yahoo sport



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