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Camp pénal: L'isolement d'une vingtaine de détenus provoque une rébellion


Rédigé par leral.net le Jeudi 26 Avril 2018 à 08:43 | | 0 commentaire(s)|


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Les pensionnaires du Camp pénal de Liberté 6 ne sont pas contents. Alors pas du tout. Ces derniers, selon, l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred) sont depuis hier en mouvement d’humeur. A l’origine de cette situation, les pensionnaires de la prison de Liberté 6 s’offusquent du fait du fait qu’une vingtaine d’entre eux soient isolés et incarcérés en cellule punitive.

Ces derniers protestaient contre les mesures de représailles exercées sur deux détenus accusés d’avoir tenté d’expédier une correspondance à l’extérieur, pour dénoncer leurs difficiles conditions de détention. Il s’agit du porte-parole des détenus du camp pénal de Liberté 6, Amdy Moustapha Barry, à qui l’administration pénitentiaire reproche d’avoir fomenté le coup, ainsi que le nommé Remi, un détenu libérable chargé de transmettre ladite correspondance à qui de droit.

L’Asred qui ne mâche jamais ses mots, de révéler que « dans la fameuse lettre, il est question de dénoncer les conditions de détention inhumaines des détenus du Camp pénal de Liberté 6. De même que celles des condamnés à de longues peines ne bénéficiant d’aucune remise de peines et zappés à l’occasion de la grâce présidentielle, alors qu’ils en présentent les conditions requises par la loi. Le transfèrement du porte-parole des détenus, Amdy Moustapha Barry, à la Maison d’arrêt de Rebeuss et sa détention dans le secteur des terroristes. Sans compter les lenteurs notées dans l’ouverture des procès en appel d’une soixantaine de condamnés jugés depuis 2009 ».

L’Asred appelle le président de la République à réagir avant que l’irréparable ne se produise, surtout que d’autres Maisons d’arrêt et de correction s’apprêtent à se joindre à ce mouvement d’humeur.





Les Echos