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Camp pénal : ce que les enquêteurs ont découvert dans les téléphones de Boy Djiné

Placé sous mandat de dépôt pour détention de moyens de communication en milieu carcéral, Boy Djiné comparaissait ce mercredi devant le tribunal des flagrants délits. L'exploitation de ses téléphones a permis aux enquêteurs de découvrir des vidéos à caractère pornographique, des transferts via Wave et des échanges WhatsApp, sans élément jugé déterminant pour l'enquête.


Rédigé par leral.net le Vendredi 3 Juillet 2026 à 10:38 | | 0 commentaire(s)|

De nouveaux éléments ont émergé dans le dossier de Baye Modou Fall, plus connu sous le surnom de Boy Djiné. Déjà incarcéré, il a été placé sous mandat de dépôt le 29 juin pour détention de moyens de communication en milieu carcéral et complicité d'introduction d'objets prohibés en prison.

Selon Les Échos, une fouille menée dans sa cellule au Camp pénal de Liberté 6 a permis aux gardes pénitentiaires de saisir deux téléphones portables. Entendu par les enquêteurs, Boy Djiné a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

Il s'agit de son troisième placement en détention préventive. L'homme, surnommé « l'as des évasions », reste également poursuivi dans deux autres procédures en attente devant le tribunal des flagrants délits. Son audience, initialement prévue ce mercredi, a été renvoyée au 15 juillet.

L'exploitation du contenu des téléphones a mis au jour de nombreuses vidéos et photographies, majoritairement datées de 2023, dont une grande partie est à caractère pornographique, rapporte le quotidien.

Les enquêteurs ont également examiné l'historique de son compte Wave. D'après les informations publiées, seuls deux dépôts de 10 000 FCFA chacun, effectués depuis des numéros enregistrés aux noms de S. Ndiaye et Cheikh, ont été relevés, sans autre élément significatif.

Par ailleurs, l'analyse des échanges WhatsApp a confirmé que Boy Djiné communiquait régulièrement avec plusieurs personnes se trouvant à l'extérieur de l'établissement pénitentiaire. Toutefois, selon les enquêteurs cités par Les Échos, l'examen de ces conversations n'a révélé aucun élément présentant un intérêt particulier pour l'enquête.