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Cap-Skirring : un serveur jugé pour le meurtre brutal de sa compagne au coupe-coupe

Devant la Chambre criminelle de Ziguinchor, un serveur de Cap-Skirring a reconnu avoir mortellement agressé sa compagne avec un coupe-coupe en février 2024. Les aveux de l’accusé et les éléments recueillis par les enquêteurs ont plongé l’audience dans une vive émotion.


Rédigé par leral.net le Jeudi 21 Mai 2026 à 10:06 | | 0 commentaire(s)|

La Chambre criminelle de Ziguinchor s’est penchée sur une affaire de féminicide particulièrement violente impliquant O. Sadio, un serveur exerçant à Cap-Skirring. L’homme est poursuivi pour le meurtre de sa compagne, Binta Diatta, également connue sous le nom de Binta Fall, tuée dans leur appartement situé au quartier Montagne.

À la barre, l’accusé a reconnu les faits sans détour. Selon des propos rapportés par L’Observateur, il a admis avoir utilisé un coupe-coupe pour commettre le crime, affirmant avoir agi sous le coup de la colère. Visiblement affecté, il a déclaré ne pas comprendre lui-même comment il avait pu en arriver à un tel acte.

Après le drame, O. Sadio s’était rendu de lui-même à la Brigade territoriale du Cap-Skirring pour signaler la mort de sa compagne. Mais les constatations des enquêteurs ont rapidement renforcé les soupçons contre lui.

Sur les lieux, les gendarmes ont découvert le corps de la victime allongé sur un matelas, présentant plusieurs blessures graves au niveau de la tête, du cou et des bras. Une arme ensanglantée a également été retrouvée sur le toit d’une chambre lors de la perquisition.

Les résultats de l’autopsie ont conclu à une importante hémorragie causée par une profonde blessure au cou. Au cours de l’audience, la sœur de la victime a affirmé que Binta Diatta subissait régulièrement des violences physiques de la part de son compagnon avant le drame.

Le parquet a requis vingt ans de travaux forcés contre l’accusé, estimant que les faits étaient suffisamment établis. La défense, de son côté, a demandé une requalification des faits en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, plaidant l’absence de préméditation.

Le verdict de cette affaire est attendu le 1er juillet prochain.