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Charlie Hebdo déjà en rupture de stock

Rédigé par leral.net le Mercredi 19 Septembre 2012 à 13:14 | | 0 commentaire(s)|

Les 75.000 premiers exemplaires du numéro sur les caricatures de Mahomet ont été vendus en quelques heures. Le journal satirique devrait en écouler plus de 200.000.


Charlie Hebdo déjà en rupture de stock
Une nouvelle fois, Charlie Hebdo fait exploser les compteurs avec son numéro paru ce mercredi avec des caricatures de Mahomet. Le journal satirique, vendu 2,50 euros, a écoulé ce matin, en à peine deux heures, les 75 000 exemplaires de son premier tirage. Il prévoit un nouveau tirage qui sera en kiosque vendredi et qui devrait porter le total de ses ventes, au minimum, à plus de 200.000 exemplaires.

«L'effet est toujours le même quand on fait des unes sur l'islam radical, explique le dessinateur Charb, directeur de la publication. En novembre dernier, le numéro rebaptisé Charia Hebdo avait atteint 200.000 ventes, contre 45.000 en moyenne, dont 11.000 abonnés. Quand on fait des couvertures très violentes sur le pape, nous observons le même niveau de ventes. Les catholiques intégristes ne font pas réagir les médias, alors que quand on a des ennuis avec les musulmans, tout le monde s'agite!» lance-t-il.

Record de ventes en 2006
Le record des ventes de l'hebdomadaire remonte à février 2006, quand le titre avait reproduit une série de douze dessins caricaturant Mahomet parus en 2005 dans le journal danois Jyllands-Posten. Les ventes avaient alors atteint 480.000 exemplaires pour un tirage initial de 100.000. Précédemment, la mort de François Mitterrand, en janvier 1996, avait aussi été un carton dans les kiosques.

Comme en novembre dernier, le site Internet du journal est aujourd'hui bloqué, victime d'un piratage semble-t-il encore plus massif que lors de la publication du numéro Charia Hebdo. Ce dernier numéro avait valu aux locaux de Charlie Hebdo dans le XXe arrondissement de Paris d'être la cible d'un incendie criminel. L'équipe du journal avait alors trouvé refuge dans les locaux du quotidien Libération.


Par Alexandre Debouté