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Cliniques en manque de visibilité, déficit de ressources financières: Les insuffisances du COUS exposées par son Directeur Dr. Alioune Badara Ly

Invité de l’émission «Objection » de sud Fm, le directeur du Centre des Opérations d’Urgence sanitaire (Cous), Dr. Alioune Badara Ly, n’a pas fait dans la langue de bois. Il a reconnu qu’il y a un manque de visibilité sur ce qui se fait dans les cliniques et un déficit dans la mobilisation des ressources financières. "L'As"


Rédigé par leral.net le Mardi 17 Août 2021 à 09:52 | | 0 commentaire(s)|

Cliniques en manque de visibilité, déficit de ressources financières: Les insuffisances du COUS exposées par son Directeur Dr. Alioune Badara Ly
Même s’il n’y a pas beaucoup de bruit autour des moyens financiers alloués au Cous pour gérer cette pandémie Covid-19 ; il n’en demeure moins que la mobilisation des ressources constitue un vrai casse-tête. A vrai dire, le Cous, qui est en première ligne dans la guerre contre la Covid-19, éprouve des difficultés à mobiliser des ressources financières liées à sa mission d’urgence.

Son Directeur Alioune Badara Ly l’a reconnu hier dans l’émission «Objection» de Sud Fm. «Le Cous doit agir en urgence. C’est pourquoi nous devons bénéficier de ressources financières qu’on peut mobiliser dans l’urgence, pour nous permettre de pouvoir, très rapidement, descendre sur le terrain et appuyer les régionsainsi que les districts sanitaires. Et cela, malheureusement, on ne l’a pas», a-t-il regretté.

Poursuivant, Dr. Ly a indiqué que le médecin-chef de région de Thiès a sollicité récemment le Cous pour venir vérifier le dispositif qui a été mis en place au niveau de l’établissement de santé public (ESP1) de Mbour et de l’EPS1 de Tivaouane. «Ils ont mis en place des Centres de traitement des épidémies (Cte) et nous sommes partis voir si cela répondait aux normes d’un Cte. Ça a été finalement installé, mais, difficilement, avec nos propres moyens», révèle Dr. Ly.

Selon lui, aussi bien la hiérarchie que les différentes institutions concernées sont informées de ce déficit de ressources financières.
«Nous avons fait le plaidoyer à qui de droit », a précisé le chef du Cous. Il estime dans la foulée que cette situation a toujours existé.

La preuve, note-t-il, son prédécesseur, le docteur Abdoulaye Bousso, avait rencontré la Commission santé du Parlement pour que, dans le budget, les fonds alloués au Cous soient revus à la hausse, afin de lui permettre d’assurer ses opérations d’urgence.

Cela s’avère nécessaire, soutient M. Ly, d’autant que le Cous a fini de montrer son utilité. Il plaide aujourd’hui pour que le Cous soit bénéficiaire d’un fonds d’urgence. Explications: «Quand on a une mission d’urgence, on a besoin impérativement d’un fond et d’une logistique d’urgence. C’est important. On a réussi à avoir une logistique d’urgence que nous avions gardée après Ebola. Et c’est ce qui a permis de répondre à l’épidémie au début. Dans le pays, il n’y avait que le Cous qui disposait d’équipements de protection individuelle. On l’avait gardé dans nos magasins. C’est avec ça que nos équipes ont pris en charge les premiers patients de Covid-19. Nous avons la responsabilité des Cte que nous continuons d’équiper de manière régulière».

Une quatrième vague, une forte probabilité

Par ailleurs, toujours face aux difficultés rencontrées par son service, Dr. Ly propose que certains services et directions soient rattachés au Cous. Aussi, l’épidémiologiste estime qu’ils ont du mal à avoir les données du privé.

« On n’a pas une bonne visibilité sur ce qui se passe dans le secteur privé de la santé », laisse-t-il entendre ; avant de rassurer qu’ils sont en train d’ajuster cela. Il reconnaît que la réalité est que dans certains cas, la remontée de l’information pose véritablement problème, notamment en ce qui concerne le nombre de malades soignés chez eux ou le nombre de décès dans les cliniques privées.

«Il y a des efforts à faire à ce niveau », a-t-il renchéri. Cependant, Alioune Badara Ly souligne qu’au niveau des laboratoires de test, tous les résultats sont capitalisés au niveau du ministère de la Santé à travers la Direction de la prévention et du Cous. «Ça permet un décompte fiable », a-t-il déclaré. Non sans affirmer en définitive que la maladie est devenue endémique et qu’il y a une forte probabilité qu’il y ait une quatrième vague.






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