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Jeudi 24 Septembre 2026

Code Pénal : ce que dit la loi sénégalaise sur le meurtre et l'assassinat

Articles 280 à 289 du Code Pénal : définitions et peines encourues


Le Code Pénal sénégalais (loi n° 65-60 du 21 juillet 1965) distingue plusieurs formes d'homicide volontaire, chacune assortie d'une qualification et d'une peine propres. Voici ce que disent les articles 280 à 289.



Le meurtre, une définition simple

L'article 280 du Code Pénal est clair : « L'homicide commis volontairement est qualifié meurtre. »

Quand le meurtre devient un assassinat

Selon l'article 281, « Tout meurtre commis avec préméditation ou guet-apens est qualifié assassinat. » L'article 282 précise que la préméditation est « le dessein formé, avant l'action, d'attenter à la personne d'un individu déterminé, ou même de celui qui sera trouvé ou rencontré ». Le guet-apens, lui, selon l'article 283, consiste « à attendre plus ou moins de temps, dans un ou divers lieux, un individu, soit pour lui donner la mort, soit pour exercer sur lui des actes de violence ».

Parricide, infanticide, empoisonnement : des qualifications distinctes

L'article 284 qualifie de parricide « le meurtre des pères ou mères légitimes, naturels ou adoptifs, ou de tout autre ascendant ». L'article 285 définit l'infanticide comme « le meurtre ou l'assassinat d'un enfant nouveau-né ». L'article 286 qualifie d'empoisonnement « tout attentat à la vie d'une personne par l'effet de substances qui peuvent donner la mort plus ou moins promptement ».

Les peines encourues

Le Code Pénal prévoyait initialement la peine de mort pour l'assassinat, le parricide et l'empoisonnement (article 287), ainsi que pour le meurtre aggravé — lorsqu'il précède, accompagne ou suit un autre crime, ou vise à faciliter un délit ou l'impunité de ses auteurs (article 289). La peine de mort a été retirée du Code Pénal par la loi n° 2004-38 du 28 décembre 2004, qui a aboli la peine capitale au Sénégal. Ces infractions sont désormais punies de la peine maximale prévue par le texte : les travaux forcés à perpétuité.

Le cas des tortures et actes de barbarie

L'article 288, issu de la loi n° 76-02 du 25 mars 1976, exclut les circonstances atténuantes lorsque des tortures ou actes de barbarie ont entraîné la mort de la victime, et impose les travaux forcés à perpétuité dès lors qu'ils ont été commis, même sans décès.
( Les News )