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Colobane: Les impactés du Ter menacent de faire comme les gilets jaunes


Rédigé par leral.net le Vendredi 14 Décembre 2018 à 18:46 | | 0 commentaire(s)|

Des artisans et brocanteurs de Colobne impactés par les travaux du Train express régional (Ter) ont envahi, ce vendredi, le siège de l’APIX. Ils y étaient pour déposer la liste des 800 personnes affectées, pour après s’adresser à la presse. Mais, ils n’ont pu le faire. Et pour cause : les éléments de la police centrale de Dakar les ont chassés des lieux. Pis, leur secrétaire général, Cheikh Diop, a été interpellé, envoyé dans le panier à salade avant d’être acheminé au commissariat central.

Ses camarades se sont, ainsi, retrouvés au niveau du garage Lat-Dior pour déverser leur bile sur les autorités étatiques. Désigné porte-parole par ses camarades, Cheikh Diouf a, d’emblée, exigé la libération immédiate de leur camarade qui, selon lui, n’a rien fait pour être arrêté.

Revenant sur les faits, il indique qu’ils (les artisans et brocanteurs) sont en détresse parce que, depuis le mois de septembre 2017, les 8 hectares qu’ils occupaient, ont été affectés, sans leur consentement, au projet du Ter. Ils devaient servir de garage de maintenance pour ledit projet. A l’en croire, après d’intenses négociations avec le gouverneur de Dakar, ils ont obtenu une attribution de 3,5 hectares de terre dans la commune de Sébikotane. Mais, regrette-t-il pour le déplorer : « Ce terrain est litigieux. On l’a attribué à un promoteur immobilier qui est, présentement, en train d’y construire ».

Estimant que l’Apix, qui a hérité du dossier, n’a rien fait, les impactés ont décidé de se faire entendre. « Nous sommes prêts à tout pour être rétablis dans nos droits. Nous interpellons directement le président de la République en lui demandant d’apporter des solutions à ce problème. Il a vu ce qui se passe en France avec les gilets jaunes. Nous n’excluons pas de les imiter pour avoir gain de cause », prévient Cheikh Diouf, d’un ton ferme. Avant d’ajouter : « Nous exigeons notre indemnisation et notre rétablissement dans nos droits avant le début des essayages du Ter, prévu le 15 janvier prochain. Si rien est fait d’ici, nous entraverons la tenue de cette activité ».





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