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Colonel Aziz Ndao: "le cas du capitaine Dieye démontre une fois de plus certains dysfonctionnements dans l’Armée"


Rédigé par leral.net le Mardi 15 Mai 2018 à 08:55 | | 0 commentaire(s)|

Le colonel Abdoulaye Aziz Ndao, auteur du brûlot “Pour l'honneur de la Gendarmerie nationale”, a donné son avis sur l’arrestation du capitaine Mamadou Dièye. Dans un entretien accordé à L’AS paru ce mardi, l’officier à la retraite pense que cette affaire a été mal gérée par l’Armée, particulièrement la hiérarchie militaire.

« Depuis deux ans le capitaine Dièye fait des déclaration dans les réseaux sociaux, tenant un discours très clair vis-à-vis de l’Armée. Une réponse ferme et transparente et sans équivoque devrait lui être apportée par ses chefs. Ses chefs notamment son chef de corps puis son commandant de zone et si ça ne suffit pas, son chef d’Etat-major aurait dû réagir et prendre des mesures. Quand un militaire pose un problème, ses chefs doivent lui répondre dans un sens positif ou négatif et en application stricte du règlement », explique-t-il.

Dans un entretien accordé à la presse la veille de son interpellation, le Capitaine Mamadou Dièye a annoncé vouloir s’engager en politique. Le jeune officier de 35 ans affirme avoir démissionné de l’Armée et créé un mouvement dénommé « Nit », avec le lequel, il comptait se présenter à la présidentielle de 2019.

Pour le colonel à la retraite Mamadou Athie, le Capitaine Dièye ne peut pas s’engager en politique. Il veut pour preuve qu’« un militaire peut démissionner, mais il n’a pas le droit de parler de sa vie militaire . S’il veut démissionner qu’il dépose sa lettre de démission, il doit attendre deux (2) mois pour recevoir sa réponse. Ce sont les dispositions contenues dans la Loi 62 - 37 portant statut des officiers actifs. Si sa hiérarchie est favorable, le militaire peut partir et avoir d’autres activités. Mais ne peut pas s’engager en politique durant la tranche de 18 à 55 ans. Parce qu’il est tenu par l’obligation de réserve », sert-il samedi à la RFM.

« Il a le droit d’avoir des ambitions politiques si cela lui chante. Il fallait à mon avis avoir le courage de le laisser partir de deux manières. Soit on accepte sa démission en ne regardant que l’intérêt strict de l’Armée qui ne peut maintenir en son sein un Officier politicien ou bien le foutre dehors pour indiscipline. Cette décision manque. J’ai senti une frilosité des chefs que rien à priori ne peut justifier. Beaucoup d’autres sont foutus à la porte pour diverses raisons. La politique ne peut pas et ne doit pas rentrer dans les casernes. Rien cependant n’interdit au capitaine de rentrer en politique. L’essentiel qu’il le fasse en dehors », rétorque pour sa part, le colonel Abdoulaye Aziz Ndao.



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