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Confidence : Mon mari regardait du porno avec sa collègue, une femme mariée

Rédigé par leral.net le Jeudi 2 Janvier 2014 à 18:14 | | 0 commentaire(s)|

C’est une femme au bout du désespoir qui s’est ouvert à Thiesvision pour relater une tranche de sa vie avec l’homme qu’elle a choisi. Engagée dans une nouvelle vie, Madame s’est retrouvée entre le marteau de sa coépouse et l’enclume de la copine de son mari qui n’en est pas moins sa collègue du bureau


Confidence : Mon mari regardait du porno avec sa collègue, une femme mariée
Quatre ans de mariage, ce n’est pas anodin. Un mariage qui a battu de l’aile jusqu’à ce que le dernier recours soit envisagé. Mais madame a fait montre d’un courage immense, et d’un sacrifice notoire pour maintenir son couple et assurer sa survie. Aujourd’hui, c’est une page de sa vie qui se tourne. Une histoire somme toute banale, mais qui pousse à la réflexion. A peine la page de son premier mariage tournée, un mariage forcé dont seuls les parents voulaient et qui lui donnera trois bouts de choux, la voilà désirée par un autre conquérant, un «prince charmant» qui promit de l’aimer et de la chérir pour toujours. Hélas, ils savent comment s’y prendre pour faire attendrir le cœur d’une femme désespérée, et qui n’attend pas grand-chose de la vie. Son récit, au micro de ThiesVision.com.



«Après mon premier mariage, un mariage forcé, j’ai attendu 3 ans avant de me remarier»

J’exerce des activités de commerçante. Je pars occasionnellement à l’étranger, dans la sous-région chercher de la marchandise. Il y a quelques années, je préparais un voyage sur Abidjan lorsque j’ai croisé dans l’atelier de mon frère, un homme, une connaissance que ce dernier me présente. Il a pris mon numéro de téléphone et a commencé à m’appeler. Et tout de suite il me parle de mariage, qu’il veut faire de moi, sa seconde épouse.

A mon retour d’Abidjan, monsieur devint plus insistant au sujet du mariage. Je l’ai fait miroiter pendant un an ; j’ai beaucoup hésité avant d’accepter sa main, parce que je sortais à peine d’un divorce après un premier mariage forcé. Pourtant, j’aurais pu refaire ma vie avec un autre homme. Car à l’époque, j’étais avec quelqu’un, un chrétien que j’aurais marié si la religion ne constituait pas une barrière. Mais le destin en a voulu autrement. Ma mère m’a suppliée de me m’unir avec celui qui sera mon époux, quelques mois plus tard. Je n’avais jamais couché avec lui avant le mariage, je suis musulmane. Il me l’avait pourtant proposé à une époque où beaucoup me faisaient la cour : il m’a dit, «je te veux, toi, je veux une femme qui me dise la vérité». Depuis, j’ai eu confiance en lui. Il m’a fait savoir qu’il aimait aussi, avec mes enfants, et j’ai commencé à m’habituer à lui, à sa présence. C’est ainsi que je me suis retrouvé à partager sa vie.

«Ton mari était avec moi quand il t’a téléphoné tout à l’heure. Il n’est pas sérieux»

Un jour, pendant le ramadan, il m’appelle au téléphone pour m’expliquer qu’il a eu une panne de voiture. Il voulut prendre un taxi et m’apporter de quoi faire les courses. Je lui ai dit non, je me débrouille. Il est ensuite arrivé, il a pris une douche et aussitôt mon téléphone a sonné. C’était une femme. Surprise : «ton mari était avec moi quand il t’a téléphoné tout à l’heure. Il n’est pas sérieux, c’est pour ça que je t’ai envoyé ce message», pouvais-je lire dans un texto envoyé d’un numéro inconnu de mon répertoire.
Lorsque je m’en suis ouvert à mon homme, il s’est senti gêné. «Va te faire foutre !», me rétorque-t-il pour évacuer la discussion. C’était notre première dispute. Depuis, cette femme n’a cessé de m’envoyer des textos ou de m’appeler, sans rien dire ou en rigolant au bout du fil, une provocation gratuite, du harcèlement à la limite. Alors que je voulus découvrir l’identité de l’auteur du texto, mon mari de tout mettre en œuvre pour que la police ne pût pas identifier le numéro et son propriétaire, ce qui m’a paru suspect, mais j’ai laissé passer, aveuglée que j’étais par l’amour et la confiance que je lui portais.

L’histoire avec la copine de mon mari

Mon mari part souvent en mission. Il travaille pour une Ong. Un jour, il m’amène avec lui en mission. On formait un petit groupe. Ce jour là, je me rends compte des petites manies d’une personne, celle que je soupçonne d’être sa copine avant d’en avoir la preuve. Arrivés sur place, elle trouvait inopportun que mon mari et moi dormions, le soir, dans le même lit et le reste du groupe, dans le salon. S’en suivit une scène de jalousie que j’eus du mal à comprendre d’ailleurs, puisque cet homme et moi étions unis dans les liens du mariage, ce qui était une évidence.
Mais j’aurais dû me douter qu’il y avait anguille sous roche. Car lorsque j’ai fait la connaissance de cette dame, une femme mariée de surcroît, mon (futur) mari lui dit : «je te présente celle que je m’apprête à prendre pour deuxième femme». J’ai alors noté dans sa réaction du mépris et j’ai lu beaucoup de choses sur son visage renfrogné. Je me suis douté, de par sa réaction, qu’il y avait quelque chose de suspect entre elle et mon mari.

Mais la goutte d’eau qui fit déborder le vase, c’est le jour où mon mari, parti en mission avec elle (c’est souvent le cas), est revenu est l’a laissée là-bas, sur place. J’ai été très surprise et déçue à la fois, lorsque mon homme, une fois à la maison, lui téléphone pour lui ordonner de mettre le code et de verrouiller l’ordinateur de peur que les autres (qui pouvaient utiliser le poste) ne tombent sur les films pornos. Je croyais avoir mal entendu ce que mon mari venait de dire, mais j’ai gardé cela pour moi. Il était loin de se douter que j’avais écouté toute la conversion : mieux, je savais de quoi il en retournait, même si je ne suis pas très instruite. J’en ai donc déduit que si cette femme connaissait le code de verrouillage des films pornos sur l’ordinateur dont se sert mon mari, cela voulait dire qu’elle et ce dernier entretiennent des relations intimes, les deux sont plus proches que je ne pouvais le suspecter et partageaient mieux que cette profession qui les envoie toujours en mission ailleurs.

Si j’en arrive à la situation que je connais aujourd’hui, elle en est en partie responsable. Ce ne fut seulement que lors d’une dispute, un jour, que je lui fis comprendre que j’étais au courant de beaucoup de choses, y compris l’histoire des films porno sur l’ordinateur. Là, il n’en croyait pas ses oreilles, il m’a regardée comme jamais, et resta planté comme un piquet, accusant le coup. Là, j’avais marqué un point.

Ma coépouse, adepte du mystique

Mon mari et moi sommes d’accord sur une chose : ma coépouse (sa première femme), adore fréquenter les marabouts charlatans. D’ailleurs beaucoup parmi les problèmes que j’ai connus dans mon ménage sont dus en partie à cela, mais je ne peux rien prouver dans ce domaine. Déjà, peu après que j’ai rejoint le domicile conjugal pour vivre avec mon homme et sa première épouse, je me suis rendu compte de quelque chose de pas très anodin : on avait prélevé un bout de mon pagne. Je m’en suis ouvert à mon homme. Bien après, un de mes habits avait disparu, on me l’avait volé. Je suis partie avec mon mari consulter un marabout pour savoir de quoi il en retournait. J’étais enceinte à l’époque. Le marabout nous a dit beaucoup de choses : il m’a même annoncé que le bébé que je portais dans mon ventre risquait de ne pas voir le jour. Une fois dehors, mon mari l’a traité de menteur. Moi non plus je ne voulais pas y croire. Hasard, coïncidence ? J’ai porté la grossesse pendant 9 mois. La semaine où je devais accoucher, l’enfant avait cessé de réagir subitement. Il est mort-né. Au total, j’ai connu deux avortements en quatre ans de mariage. Mais je m’en suis toujours remis à Dieu.

La copine de mon mari, une femme mariée

Mon mari me trompe et je le sais. Il fréquente celle que j’ai évoquée précédemment, sa collègue du bureau, qui plus est une femme mariée. D’ailleurs je serais très curieuse de savoir quelle serait la réaction de cette ONG pour laquelle travaille mon homme, si son supérieur hiérarchique ou ses collègues arrivaient à apprendre la relation qu’entretiennent les deux, et surtout l’histoire du film porno, la chambre d’hôtel qu’ils partagent alors qu’ils ne sont pas censés dormir ensemble pendant les missions…

Quand monsieur part en mission et que je lui téléphone le soir à son hôtel, il a du mal à entretenir une conversation, soit il ne décroche pas, soit il me fait savoir qu’il y a quelqu’un ici. Qui alors ? ai-je interrogé. L’autre, répond-il pour désigner cette femme mariée qui ne le quitte presque jamais. Que fait-elle avec mon homme jusque tard dans la soirée, dans une même chambre d’hôtel ? «Elle regarde la télé», répond mon homme pour couper court à la conversation. J’ai supporté tout cela, pendant assez longtemps, je ne voulais pas demander le divorce étant donné que j’avais quitté mon premier mari. Et la société sénégalaise est très regardante sur ces choses là. J’ai donc avalé plus que des couleuvres.

«On connait la couleur des caleçons de ton mari»

Les coups de fils anonymes, ça me connaît, les textos aussi. Curieusement, tout ce que je dis à mon mari m’est répété, au téléphone, par des personnes que je ne connais pas. Un jour, l’une d’entre elles m’écrit : «je peux même te décrire le sexe de ton mari, la couleur de ses caleçons…». Qui d’autre que mon mari pouvait répéter ces choses-là, surtout les confidences que je lui avais faites, des petits secrets que lui et moi étions les seuls à partager ?
Je ne reconnais plus mon mari, je dois l’avouer, et jusqu’ici j’ai tout supporté, on a traversé des épreuves beaucoup plus dures, qui auraient pu causer notre divorce. Mais on a tenu. Un beau jour, le 30 novembre dernier, il me téléphone, on parle jusqu’à 3 h du matin. On se dit au revoir et le lendemain, samedi matin, il rappelle. Une petite conversation très amicale. Je ne me doutais de rien étant donné que j’étais en train de ranger ses habits, il se préparait à venir. Hélas ! Une heure après, il rappelle pour m’annoncer la décision, sa décision de me quitter. J’ai accusé le coup, difficile de m’en remettre. J’avais voulu le quitter et il m’a suppliée de rester, alors que c’est lui qui part.

En guise de consolation, il dit qu’il était désolé, mais qu’on pouvait toutefois continuer à s’appeler, à se fréquenter. J’ai refusé. Je lui ai dit, «tu m’as trahi. Ce n’est pas ce que t’avais dit». On a traversé pire, j’ai souffert, beaucoup et il m’avait suppliée de rester à chaque fois. Quand j’ai voulu du divorce, lui n’en voulait pas. Aujourd’hui, c’est lui qui part. Il m’appelle pour m’en informer alors que je l’attendais, en train de préparer ses habits à lui. Or, de tout le temps qu’on s’est fréquentés, j’ai toujours dit oui, je ne lui ai jamais rien refusé, excepté de coucher avec lui avant le mariage. Aujourd’hui, une bonne partie de mes économies sont avec lui. Il aurait dû penser à me rembourser, à tout me payer avant de prendre cette décision. Car j’ai été là, à chaque fois que de besoin, lorsqu’il lui arrivait de ne pas pouvoir assurer, financièrement, bien qu’il gagne bien sa vie.
La seule interrogation qui me taraude est la suivante: je pourrais à nouveau, un jour, faire confiance à un homme? Ce dont je demeure convaincue, c’est qu’il n’aura pas le dernier mot et c’est aujourd’hui que mon moral, heurté, est plus que jamais fort.
Quand on sait qu’il suffit que l’Ong soit au courant de cette affaire de films intimes… il y a juste un pas pour qu’une carrière professionnelle s’arrête, et qu’une vie se brise, comme l’aura été la mienne.

ThiesVision.com.


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