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Construction de pavillons universitaires, le DSC au cœur d’un scandale


Rédigé par leral.net le Mardi 17 Avril 2018 à 11:21 | | 0 commentaire(s)|

Vous vous souvenez de Devellop Sénégal company (DSC) ? Il s’agit de cette ‘’société’’ de l’Américain Ron Yafett à qui Socé Diop Dionne avait attribué dans des conditions rigolotes, le marché pour la construction de quatre pavillons pour l’hébergement des étudiants Cheikh Anta Diop. Comme on s'en doutait déjà, DSC a sous-traité le marché avec Tomassi. Et voilà, les travailleurs sont restés sans salaires depuis… novembre 2017.

Conséquence : ils ont décidé de croiser les bras alors que DSC et Tomassi se font la guerre devant le tribunal. Ce qui est grave, c’est que l’attribution de ce marché date de 2013. En clair, cela fait 5 ans que Ron Yafett, qui a aussi hérité de la construction de ’’Sénégal house’’ à New-York, peine à livrer les travaux qui sont certes en cours de définition.

Comme nous le révélions, documents à l’appui, le 16 août 2013, DSC voyait le jour avec comme adresse sociale l’immeuble Xeweul, 2e étage au 15 boulevard Djily Mbaye. Ce, sous le registre de commerce Sndkr2013B13740 et le ninéa 004875889.
D’après l’objet social, la société est spécialisée dans ‘’toutes activités de financement, de développement de projets et d’investissements, la fourniture de matériaux de construction…’’.

Ron Yeffet, ‘’investisseur’’ américain

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, quelques jours après sa création, DSC se faisait attribuer pour des milliards le marché de construction de pavillons universitaires à l’UCAD. L’acte est signé par Socé Diop, directrice générale de l’Agence de construction des bâtiments publics qui plaidera même la signature d’un gré à gré devant l’ARMP; par correspondance en date du 22 août 2013. DSC était montée à peine six jours avant cette drôle de lettre. La Direction des marchés publics (DCMP) a opposé un niet à cette demande par courrier en date du 23 août de la même année, au motif que les conditions fixées par le code des marchés publics pour recourir à l’entente directe sous le fondement de l’urgence, ne sont pas réunies.

L’autorité de régulation des marchés publics a adopté la même posture. En effet, le juge des marchés publics a conseillé à l’agence de construction, de lancer un appel d’offres restreintes en procédure d’urgence. N’empêche, le marché reviendra à Ron Yafett.





Libération



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