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Coronavirus: plus de 94 000 morts dans le monde, et l’espoir de voir les bilans quotidiens macabres diminuer

Rédigé par La rédaction de leral.net le 10 Avril 2020 à 12:38

Dans les pays les plus meurtris – Italie, Espagne, Royaume-Uni et Etats-Unis – les autorités relèvent des indicateurs positifs, mais appellent à ne pas relâcher les efforts de confinement et de distanciation sociale.


Plus de trois mois après son apparition en Chine, la pandémie causée par le coronavirus ne semble pas ralentir, et les conséquences humaines, sociales et économiques sont chaque jour plus graves. Selon un dernier décompte établi par l’Agence France-Presse (AFP), elle a coûté la vie à plus de 94 000 personnes et infecté au moins 1,5 million de personnes dans 192 pays et territoires.

Le seuil macabre de 100 000 morts sera vraisemblablement dépassé pendant le week-end. Ces chiffres sous-estiment l’ampleur réelle de la crise sanitaire planétaire, car de nombreux morts hors des hôpitaux ne sont ni testés ni comptabilisés, par exemple aux Etats-Unis, où les règles varient d’une juridiction à une autre.

Plus de 4 milliards de personnes vivent confinées à des degrés divers depuis plusieurs semaines déjà, pour tenter d’endiguer la maladie, ce qui a paralysé les économies de la plupart des pays de la planète. La réponse économique s’accélère aux Etats-Unis et en Europe, les lieux désormais les plus touchés humainement et financièrement par le virus.

Dans tous les pays les plus meurtris par l’épidémie, les autorités sanitaires relèvent une tendance à la baisse de la tension hospitalière et espèrent un ralentissement prochain dans la hausse de ce décompte macabre. Mais elles appellent à ne pas relâcher les efforts de confinement et de distanciation sociale, craignant un déconfinement trop rapide et l’apparition d’un deuxième vague de contaminations.

Avec désormais 18 279 morts, l’Italie reste le pays au monde comptant le plus de victimes. Le coronavirus a tué 610 personnes supplémentaires, jeudi. Le nombre de cas confirmés est désormais de 143 626 mais le nombre de patients en soins intensifs (3 605) est en légère baisse et le nombre de guérisons en hausse.

En nombre de cas, les Etats-Unis sont le pays le plus touché : 462 135, dont 16 513 décès et 25 410 guéris. Mais la situation s’est stabilisée jeudi dans les hôpitaux des régions les plus touchées, notamment à New York, où malgré un nouveau record de nombre de décès quotidien (799), il n’y a jamais eu aussi peu de nouveaux patients admis en réanimation. Alors que près de 40 Etats sont concernés par des mesures de confinement, New York restera confinée, selon son maire, Bill de Blasio, au moins jusqu’en juin.

Le Royaume-Uni a enregistré 881 morts en vingt-quatre heures jeudi, portant le bilan de la pandémie à 7 978 décès sur 65 077 cas. Le premier ministre, Boris Johnson, toujours hospitalisé, est sorti du service des soins intensifs.

L’Espagne a recensé 728 morts en vingt-quatre heures, un chiffre en repli alors que le bilan était auparavant reparti en hausse deux jours d’affilée, ce qui porte le total à 15 238.

En Iran, le seuil de 4 000 morts a été franchi, mais, selon les autorités, les derniers chiffres montrent « clairement une baisse du nombre de nouveaux cas de contamination ».

Le confinement planétaire entraîne une paralysie économique durable
Plus de 4 milliards de personnes, soit la moitié de la population mondiale, sont toujours contraintes de rester confinées chez elles, dans près de 100 pays. Ces mesures ont un coût immense et des secteurs entiers de l’économie sont paralysés, les échanges commerciaux dégringolent, le chômage s’envole.

Les organismes économiques internationaux n’hésitent pas à parler de « la plus profonde récession économique de notre existence », selon le patron de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ou des « pires conséquences économiques depuis la Grande Dépression » de 1929, selon la patronne du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva.

En Europe, les ministres européens des finances ont affiché leur unité en parvenant à s’entendre, à l’arraché, sur une réponse économique commune face au coronavirus. « C’est un immense soulagement et une vraie victoire pour l’Europe. Face aux Etats-Unis et la Chine, l’Europe a monté qu’elle peut décider vite et décider fort », s’est réjoui le ministre français, Bruno Le Maire.

Aux Etats-Unis, qui recensent maintenant plus de 16 millions de chômeurs, la Banque centrale a annoncé 2 300 milliards de dollars de nouveaux prêts pour soutenir l’économie. Donald Trump a promis pour ce week-end, un plan de sauvetage aux compagnies aériennes asphyxiées financièrement : « Nous allons probablement faire une proposition et donner des détails, certains détails puissants, durant le week-end », a-t-il dit, sans apporter plus de précisions.





Le Monde