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Cour des Comptes: Les rapports 2018, 2019 et 2020 attendus avant mars 2022

Interpellé en marge de la cérémonie de jumelage entre les Cours des Comptes du Sénégal et de la France, Mamadou Faye, Premier président de l’institution de contrôle, a donné les raisons qui justifient les retards récurrents dans la publication des rapports. Selon lui, ceux de 2018, 2019 et 2020, seront publiés avant le mois de mars prochain.


Rédigé par leral.net le Vendredi 12 Novembre 2021 à 10:57 | | 0 commentaire(s)|

Cour des Comptes: Les rapports 2018, 2019 et 2020 attendus avant mars 2022
Les rapports de la Cour des Comptes sont toujours attendus par les partisans de la bonne gouvernance. Après avoir publié ceux de 2015, 2016 et 2017, ceux de 2018, 2019 et 2020 sont toujours attendus. Cette situation indispose plusieurs organisations qui militent pour la transparence dans la gestion des affaires publi­ques, mais le Premier président de la Cour des Comptes, Mamadou Faye, a une explication objective de ces retards très fréquents.

«Il ne sert absolument à rien de sortir des rapports au-delà des délais requis. Pour avoir un rapport général public, il faut avoir les insertions du rapport particulier. Le retard est en partie dû aux retards qu’accusent nos rapporteurs», révèle Mamadou Faye, qui présidait la cérémonie de jumelage de la Cour des comptes du Sénégal et celle française.

Evidemment, la Cour des comptes manque de ressources humaines, même s’il y a eu ces derniers mois des séries de recrutement pour résorber ce gap. La donne pourrait changer et en même temps, Ma­madou Faye continue à échafauder des stratégies pour être à jour. «Nous comptons, en dehors de la production du rapport général public, publier des rapports particuliers. Il y a également les rapports d’activités que nous allons produire. Parce que les corps de contrôle administratif, on ne leur demande pas de rapport général public. On leur demande un rapport d’activités», enchaîne M. Faye.

Selon lui, les trois derniers rapports de la Cour des Comptes seront disponibles d’ici au premier trimestre de l’année 2022. «Le rapport de 2018 est déjà prêt. C’est imprimé. Il est sur ma table. Celui de 2019 est en impression. Pour le rapport de 2020, les chambres vont se réunir bientôt pour adopter le rapport provisoire. Nous faisons tout pour qu’au mois de mars au plus tard, ces rapports soient remis à Monsieur le président de la République. C’est un engagement que j’avais pris depuis mon installation», assure-t-il.

Dans les prochains mois, le jumelage entre les deux Cours des Comptes permettra de renforcer la performance de cette institution de contrôle, en soutenant les capacités techniques et professionnelles des agents pour améliorer leurs performances. «La Cour des Comptes du Sénégal est l’une des plus performantes en Afrique. Avec ce jumelage, nous espérons, dans les années à venir, que les choses pourront aller plus vite. L’objectif est que les populations puissent disposer en temps normal, d’une information de qualité sur leurs finances publiques», explique Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes de France.

En écho, la cheffe de la Délégation de l’Union européenne à Dakar, Irène Mingasson, dans le cadre du projet d’appui à la Cour des comptes du Sénégal, salue cette initiative, qui va optimiser le potentiel de l’institution sénégalaise. «Il s’agit de la première opération de jumelage mise en œuvre en Afrique. Cet ins­trument particulier de l’Union européenne était jusqu’ici réservé à la région du voisinage de l’Europe. Le projet de jumelage devrait contribuer au renforcement de la gestion des finances publiques et à la bonne gouvernance», espère-t-elle, en assurant de la disponibilité de l’Ue à assurer des formations et un appui technique à la Cour des Comptes du Sénégal.

En attendant, elle va bénéficier d’un financement de 786 millions FCfa dans le cadre d’un projet d’appui, comme l’explique Mamadou Faye, pour «renforcer les capacités techniques et professionnelles de la Cour, afin d’améliorer ses performances de contrôle». «Le projet d’une durée de trois ans est financé par l’Union européenne. Sa mise en œuvre est appuyée par Expertise France», révèle-t-il.






Le Quotidien

Ndèye Fatou Kébé

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