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Course à l’ONU : Macky Sall reste en lice, mais le chemin vers le Secrétariat général s’annonce semé d’obstacles

À l’issue du premier vote indicatif du Conseil de sécurité des Nations unies, l’ancien président sénégalais Macky Sall demeure candidat au poste de Secrétaire général. Si cette première étape ne préjuge pas de l’issue finale, les équilibres géopolitiques et le jeu des membres permanents pèseront lourd dans la suite du processus.


Rédigé par leral.net le Vendredi 31 Juillet 2026 à 13:19 | | 0 commentaire(s)|

Le Conseil de sécurité des Nations unies a franchi une première étape dans le processus de désignation du futur Secrétaire général en organisant un vote indicatif à huis clos. À l’issue de cette consultation informelle, l’ancien président sénégalais Macky Sall reste en course avec six bulletins d’encouragement, sept avis défavorables et deux abstentions, selon les résultats ayant circulé de manière officieuse.

Ce premier vote, appelé straw poll, ne constitue toutefois ni une élection ni une désignation officielle. Il sert essentiellement à mesurer le niveau de soutien dont bénéficient les différents candidats avant les tours décisifs.

Une candidature toujours active

Dans une réaction transmise par son équipe, Macky Sall a rappelé que cette première consultation ne revêt aucun caractère définitif. Son entourage affirme que la campagne diplomatique se poursuit auprès des membres du Conseil de sécurité afin de renforcer les soutiens en vue des prochains tours.

Avec six voix favorables, l'ancien chef de l'État sénégalais se situe au milieu des sept candidats en lice, derrière plusieurs prétendants latino-américains mais devant d'autres candidatures.

Deux défis majeurs

La candidature de Macky Sall doit néanmoins composer avec deux facteurs importants.

Le premier concerne la rotation géographique. Plusieurs États estiment que le prochain Secrétaire général devrait provenir de l’Amérique latine et des Caraïbes, une région qui n’a plus occupé cette fonction depuis plusieurs décennies.

Le second est lié à la volonté croissante de nombreux pays de voir, pour la première fois, une femme accéder à la tête des Nations unies. Les premières tendances du vote semblent d'ailleurs favoriser plusieurs candidatures féminines issues de cette région.

Le rôle déterminant des cinq membres permanents

Au-delà des scores obtenus lors des premiers votes, l'issue de la course dépendra surtout de la position des cinq membres permanents du Conseil de sécurité — les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni — qui disposent chacun d'un droit de veto.

Lors des prochains tours, des bulletins différenciés permettront d'identifier les éventuels veto des membres permanents. Un candidat bénéficiant d'un large soutien peut ainsi voir sa candidature bloquée par l'opposition d'un seul des cinq.

Dans cette configuration, certains observateurs estiment que si les principaux favoris venaient à se neutraliser, un candidat de compromis pourrait émerger.

Une course encore ouverte

Fort de son expérience d'ancien chef d'État et de son parcours sur la scène internationale, notamment à la tête de l'Union africaine, Macky Sall conserve des atouts diplomatiques. Mais la suite du processus dépendra moins du premier vote-test que des équilibres géopolitiques, des négociations entre grandes puissances et de l'absence de veto lors des prochains scrutins.

Le premier vote indicatif constitue ainsi un signal, mais ne permet pas encore de désigner un favori définitif pour succéder à António Guterres.