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Crise au sein de leur organe de presse: Les employés de la Pana interpellent l'Union africaine

La crise qui sévit à la Panapress n'a pas encore connu son épilogue. Pour mettre fin à leur calvaire, les employés ont saisi par voie épistolaire, l'Union africaine pour un dénouement heureux de cette crise, qui dure et perdure.


Rédigé par leral.net le Jeudi 25 Février 2021 à 08:47 | | 0 commentaire(s)|

Crise au sein de leur organe de presse: Les employés de la Pana interpellent l'Union africaine
Face à la situation alarmante qui prévaut à l’Agence panafricaine d’information (Panapress) dont 95% des employés sont en grève illimitée depuis le 5 décembre 2020, pour réclamer le paiement de 38 mois d’arriérés de salaire, ces agents ont saisi par voie épistolaire, l'Union africaine pour un dénouement heureux du conflit qui les oppose à leur employeur.

Dans ladite missive, on peut y lire, entre autres, «la Pana, dont le siège est à Dakar, était un vieux projet de l’Organisation de l’Unité Africaine (Oua/Ua) qui a vu le jour en 1979, mais dont les activités ont officiellement démarré le 25 mai 1983, date anniversaire de la création de l’organisation continentale».

Après une longue période de léthargie, poursuit la même source, «l’Agence a été relancée en 2000 avec le soutien inestimable de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Mais depuis 2003, elle connaît une crise financière chronique qui se manifeste par une irrégularité des salaires. Celle-ci s'explique en partie par le fait que l’Agence compte principalement sur un seul bailleur de fonds, en l’occurrence la Libye».

Dans le même sillage, les employés de renseigner : «Il est devenu courant pour les employés de rester sans salaire pendant six à huit mois dans l’année. En 2018, nous avions mené deux mois (juillet et août) de grève illimitée pour réclamer le paiement de nos arriérés qui s’élevaient alors à 40 mois. Le Conseil d’administration qui s’était réuni en septembre à Dakar, avait permis de payer 10 mois en deux tranches et d’assurer la régularité des salaires pendant un an. Il s’était engagé à verser le reliquat des arriérés dans les six mois qui allaient suivre».

Mais, constatent les agents pour le déplorer, «deux ans après, cette promesse n’a toujours pas été tenue. Pis, l’année dernière, en 2020, nous n’avons eu que quatre mois de salaire, dont deux payés intégralement en janvier et avril, tandis que les deux autres ont été divisés en demi salaires versés en mai, juin, juillet et août. Nous n’avons pas de salaire depuis fin septembre 2020», déplorent les agents.

Ils ajoutent : «Cette situation est durement ressentie par les employés que nous sommes et nos familles. Certains de nos collègues sont menacés d’expulsion, faute de pouvoir payer le loyer, d’autres sont privés d’électricité ou d’eau, d'autres encore sont harcelés par leurs banquiers, alors que nous peinons à entretenir nos familles et à assurer correctement le paiement de la scolarité de nos enfants. En plus, nous n’avons pas accès aux médicaments et aux soins dans les structures de santé, car la Direction générale de l’Agence a gelé notre couverture médicale en guise de représailles. Depuis le début de notre grève, la Direction n’a pris aucune initiative allant dans le sens de régler la crise», lit-on dans le document, qui ajoute: «Monsieur le Président, nous faisons vivement appel à vous pour saisir vos pairs et jouer de votre influence pour aider à la résolution de cette crise, afin de sauver la Pana, qui est un patrimoine continental. Les pères fondateurs de l’Oua avaient vu juste en soulignant la nécessité de créer une agence d’information qui, entre autres, va servir de source d’information à la presse africaine et fournir au monde entier, des informations fiables, crédibles et positives sur l’Afrique collectées, écrites et diffusées par des Africains ».





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