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Crise au sommet de l’État : Lamine Niang accuse certaines prises de parole d’avoir fragilisé le tandem Diomaye-Sonko

Le directeur général du quotidien national Le Soleil, Lamine Niang, analyse les tensions apparues au sein du pouvoir issu de Pastef. Selon lui, certaines déclarations publiques d’Ousmane Sonko ont contribué à créer un climat favorable aux critiques visant le président Bassirou Diomaye Faye.


Rédigé par leral.net le Vendredi 7 Août 2026 à 18:41 | | 0 commentaire(s)|

Le débat autour des relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko continue d’alimenter les discussions politiques. Dans un entretien accordé à Seneweb, le directeur général du quotidien national Le Soleil, Lamine Niang, a livré son analyse sur les tensions qui ont marqué le fonctionnement du tandem au pouvoir.

Selon lui, certaines prises de parole publiques ont contribué à installer un climat de division au sein de la mouvance présidentielle. « Il y a deux séquences temporelles. Il y a des discours qui n’apportent rien. Chaque discours qui vaut la peine d’être prononcé doit l’être à un moment précis », a-t-il déclaré.

Lamine Niang revient notamment sur la période de l’affaire Adji Sarr, estimant que la solidarité affichée par les militants de Pastef face à ce qu’ils considéraient comme un complot politique aurait dû se poursuivre après l’arrivée au pouvoir.

Pour le directeur du Soleil, une déclaration d’Ousmane Sonko sur le manque d’autorité dans le pays aurait constitué un tournant majeur. « Cela a ouvert la brèche aux sabotages, aux invectives et aux critiques contre le président Bassirou Diomaye Faye », affirme-t-il, ajoutant avoir anticipé les conséquences de cette sortie.

Il explique avoir tenté d’alerter certains responsables du parti afin de favoriser un règlement interne de la situation. « J’ai demandé à rencontrer le ministre Daouda Ngom pour l’inviter à régler le problème en interne. À mes yeux, il fallait agir rapidement », a-t-il indiqué.

Membre de la cellule de communication de Pastef, Lamine Niang estime également que les responsables politiques avaient connaissance des comptes les plus actifs sur les réseaux sociaux et auraient pu agir pour limiter les attaques contre le chef de l’État.

Selon lui, les critiques visant Bassirou Diomaye Faye se sont multipliées sans véritable rappel à l’ordre. « Le plus dangereux, c’est que personne ne les a remis à leur place comme il fallait », regrette-t-il.

Lamine Niang dénonce par ailleurs une montée des divisions internes, évoquant une période où certains acteurs auraient été contraints de choisir entre le président de la République et le Premier ministre. Il appelle à davantage de responsabilité morale dans l’exercice du pouvoir.

Enfin, il critique l’absence de sanctions politiques contre certains responsables dont les propos auraient, selon lui, contribué à affaiblir l’image de l’institution présidentielle. Pour lui, le maintien de la cohésion au sein du pouvoir nécessite un retour aux fondamentaux et une meilleure gestion de la communication politique.