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Cybersécurité en Afrique de l’Ouest Kaspersky alerte sur la montée en complexité des menaces à l’ère de la digitalisation


Rédigé par leral.net le Mercredi 28 Janvier 2026 à 11:06 | | 0 commentaire(s)|

Dakar a accueilli mardi 27 janvier l’édition 2026 de la conférence KNext Dakar, un rendez-vous annuel organisé par l’équipe Kaspersky, acteur mondial de la cybersécurité, visant à favoriser les échanges autour des enjeux numériques actuels au Sénégal et dans la sous-région ouest-africaine.

Réunissant des experts IT, des responsables de systèmes d’information, des partenaires technologiques et des décideurs publics et privés, l’événement a mis en lumière l’évolution rapide des menaces cybernétiques dans un contexte marqué par une digitalisation croissante des organisations africaines.

Intervenant lors de la conférence, Pascal Naudin, Head of B2B Sales North, West & Central Africa chez Kaspersky, a rappelé l’ADN et le positionnement unique de l’entreprise sur le marché mondial de la cybersécurité.

« Kaspersky est une société complètement privée, qui n’a aujourd’hui aucun gouvernement ni aucun capital public. Elle a été bâtie par Eugène Kaspersky avec, dès le départ, une volonté claire de produire et développer des solutions de sécurité », a-t-il expliqué.

Initialement orientée vers la protection des particuliers, l’entreprise a opéré au début des années 2000 un virage stratégique majeur vers les solutions dédiées aux entreprises. « Même si l’objectif reste la sécurité, les outils pour les entreprises vont beaucoup plus loin », souligne Pascal Naudin, évoquant notamment les solutions EDR et XDR, capables d’analyser l’ensemble des flux réseaux et des postes de travail afin de détecter et prévenir des attaques complexes.

L’expert a également insisté sur une confusion encore fréquente dans certaines organisations : l’utilisation de solutions grand public dans des environnements professionnels.

« Les versions grand public ne permettent pas d’avoir des consoles unifiées de management. Gérer la sécurité poste par poste devient rapidement invivable dès que l’on dépasse quelques dizaines de machines », a-t-il averti.

Un message particulièrement pertinent dans un contexte où de nombreuses entreprises et administrations africaines poursuivent leur transformation numérique.

Au cœur des discussions : le rôle croissant de l’intelligence artificielle dans la cybersécurité. Selon Pascal Naudin, Kaspersky utilise l’IA à plusieurs niveaux, notamment pour analyser des millions de données issues des systèmes protégés et identifier des comportements suspects.

L’IA est également mobilisée pour surveiller le Darknet, où les cybercriminels publient et échangent des informations sensibles. « Les hackers n’ont pas de frontières. Ce qui les intéresse, c’est l’argent. Ils lancent des attaques à grande échelle, puis exploitent les cibles les plus rentables », a-t-il précisé.

Pour le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest, la menace n’est ni marginale ni isolée. « Avec la digitalisation, les pays de la région font désormais face aux mêmes problématiques que l’Europe il y a dix ans », a-t-il ajouté.

Fort de plus de 20 ans d’expérience sur le continent africain, Pascal Naudin observe une évolution notable des mentalités. « Il y a vingt ans, la cybersécurité n’était pas une priorité. Aujourd’hui, la prise de conscience est réelle, renforcée par des cadres réglementaires de plus en plus stricts qui engagent la responsabilité des dirigeants et des responsables IT. »

SudQuotidien

Mame Fatou Kebe