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Démarrage de la campagne: Vers l’entrée « en jeu » des nervis ?

Avec l’ouverture de la campagne pour le scrutin des élections territoriales, il y a de fortes craintes de violence avec les nervis qui en font une période de traite, pour se faire de l’argent. Dans le champ politique sénégalais, on retrouve de gros bras, appelés nervis.


Rédigé par leral.net le Samedi 8 Janvier 2022 à 09:38 | | 0 commentaire(s)|

Démarrage de la campagne: Vers l’entrée « en jeu » des nervis ?
Ce sont des gars payés au jour le jour, qui n’hésitent pas à user de leurs muscles à leurs risques et périls, mais qui peuvent commettre le pire à tout moment. Lors de la dernière tournée économique du président de la République, des nervis s’étaient fait distinguer contre des citoyens par des actes de violence. C’est comme si de tels nervis ont été recrutés pour se substituer aux forces de l’ordre.

Or, dans une République normale, un État dit de droit, personne n’a le droit ni l’autorité de se substituer à la Police ou à la Gendarmerie. Et il est inconcevable que des citoyens se fassent passer à tabac impunément par des nervis, sous le prétexte qu’ils sont payés pour ça.

On se rappelle, à La Poste, la façon dont des nervis avaient usé de la violence pour écrire des «lettres de pagaille» devant sa Direction générale, sise au centre-ville. Un autre service où des nervis se sont signalés, est la société Dakar Dem Dik, par le transport d’un tas de gros bras à la cité Lobatt Fall, pour empêcher l’inauguration d’un centre médicosocial pour les travailleurs.

De part et d’autre, les deux camps de nervis s’étaient donné de violents coups, occasionnant des blessés et saccageant des véhicules. Une scène quasi identique a opposé à Ziguinchor, des gros bras de Pastef à ceux de Doudou Kâ. Comme dans une séance de catch, les deux camps qui s’étaient affrontés dans la capitale du Sud, ne s’étaient pas fait de cadeau.

Les coups avaient plu de part et d’autre et les protagonistes s’étaient boxés entre eux jusqu’à ce qu’il y ait des blessés. Le ministre de l’Intérieur a sorti un arrêté pour interdire le port d’arme, mais c’est plutôt contre l’utilisation de nervis qu’il devait le faire. Car avec ces gens, le pire peut arriver à tout moment.







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