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Désillusions et défaite d'une Opposition perdue... (Juriste )

Quand Kopelev, célèbre dissident inspirateur du roman « Le Premier Cercle » de Soljenitsyne, disait que « la forme supérieure de l’opposition, c’est la création », il ne pensait pas si bien dire. Le problème avec cette opposition moribonde du CRD, est que sa création n’ait point de valeur ajoutée pour notre démocratie ; la haine étant l’arme des faibles.


Rédigé par leral.net le Jeudi 9 Juillet 2020 à 23:49 | | 0 commentaire(s)|

Désillusions et défaite d'une Opposition perdue... (Juriste )
Ce jeudi 09 juillet 2020, la Cour suprême a statué sur les recours introduits par Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo, deux « grosses têtes » du CRD, ce machin de faibles, toujours en « apprentissage », comme ils se qualifient eux-mêmes.

C’est Abdoul Mbaye, son titre d’ancien Premier ministre en bandoulière, qui le disait lui-même, lors de sa conférence de presse improvisée dans la rue, à la sortie de l’audience publique des référés de la Cour Suprême, que Diallo son acolyte du jour et lui-même savaient bien avant l’audience, que « l’opposition allait être déboutée », qu’ils savaient qu’ils allaient arriver à cela mais qu’ils retiennent être dans « l’apprentissage », selon ses propres mots. La vérité sort de la bouche des enfants, dit-on. Elle peut aussi sortir de la bouche de grands enfants de 70 ans. Quels éternels apprentis !

Le Droit a encore été dit. Ceux qui crient aujourd’hui « victoire partielle », parce que dans le déni, ont été totalement déboutés. Leur premier recours relatif à un référé « mesures utiles » a été déclaré sans objet.
Contrairement aux affirmations des requérants parues dans la presse, il n’existe qu’un seul décret 2020-964 publié le 19 juin 2020 dans le journal officiel de la République du Sénégal, conformément à la loi 70-14 du 06 février 1970 fixant les règles d’applicabilité des lois et des actes administratifs. Les autres demandes contenues dans le même recours étaient hors sujet et traduisent leur méconnaissance des règles du droit administratif en général et du recours pour excès de pouvoir en particulier. Leur consultant Ngouda Mboup devrait revoir ses classiques en Droit.

C’est aussi ce qui arrive lorsque des personnes connues pour être des hommes d’argent (des banquiers, disent-ils), jouent aux juristes en multipliant les recours devant la Cour suprême et en essayant de les défendre personnellement à l’audience. Cela donne une idée de leur personnalité. Seulement, la Cour suprême n’est point une cour de récréation.

Le deuxième recours portait sur un référé « suspension » dirigé contre le décret 2020-976 du 21 avril 2020 nommant Madame Aminata Tall, Présidente honoraire du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). A travers ce recours, les requérants avaient sollicité la suspension dudit décret. En réponse, la Cour suprême a déclaré irrecevable leur recours pour défaut d’intérêt à agir.

En effet, alors qu’ils se sont prévalus de leurs qualités respectives de citoyen, de leaders politiques, de député et d’ancien Premier ministre, la Cour suprême a rappelé les règles qui régissent la recevabilité d’une action en justice que les requérants semblaient ignorer. L’une de ces règles consiste pour le requérant à démontrer que l’illégalité alléguée a entraîné ou est susceptible d’entrainer des effets juridiques à son égard.

Cette deuxième décision de la Cour, en plus de consacrer la victoire du droit, présente l’avantage de rappeler aux requérants que les débats techniques sont l’affaire des techniciens. L’opposition, c’est la création. C’est du sérieux pour qui veut aller loin. Elle n’est point une recréation, comme le pensent nos éternels amuseurs du CRD, adeptes des demi-défaites et des victoires partielles, sur le perron de la Cour qu’ils prennent pour le pays profond.




MBAYE SENE
MEMBRE DU GIR



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