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Diamaguène : un plaignant poignarde un policier lors d’une interpellation

À Diamaguène Sicap-Mbao, une intervention de police consécutive à une plainte pour escroquerie a viré à l’incident grave. Un commerçant, à l’origine de la procédure, a blessé un agent en tentant de s’en prendre au suspect interpellé. Les deux hommes ont été déférés au parquet.


Rédigé par leral.net le Vendredi 24 Avril 2026 à 20:42 | | 0 commentaire(s)|

Une opération de police a pris une tournure inattendue à Diamaguène Sicap-Mbao, où un agent de la Brigade de recherches a été poignardé dans l’exercice de ses fonctions par le plaignant qu’il accompagnait.
L’affaire trouve son origine dans une plainte pour escroquerie portant sur un montant de trois millions de francs CFA. Le commerçant à l’origine de la dénonciation accusait un mécanicien de lui avoir soutiré cette somme. Sur la base d’un soit-transmis du parquet de Pikine-Guédiawaye, les éléments de la Brigade de recherches se sont rendus sur le terrain, en compagnie du plaignant, afin de procéder à l’interpellation du suspect signalé dans un lieu public du quartier La Rochette.
L’arrestation du mécanicien s’est déroulée sans difficulté. Mais la situation a brusquement dégénéré lorsque le plaignant, dans un accès de colère, s’est jeté sur le suspect avec un couteau. Dans la confusion, il a atteint à la cuisse droite l’un des policiers présents sur les lieux.
L’agent blessé a été évacué et a obtenu un certificat médical attestant une incapacité temporaire de travail de 21 jours. Le commerçant, immédiatement maîtrisé, a été placé en garde à vue.
Entendu par les enquêteurs, il a reconnu les faits tout en soutenant que son geste visait le mécanicien qu’il accuse de l’avoir escroqué, qualifiant la blessure infligée au policier d’accidentelle.
À l’issue de la procédure, les deux protagonistes ont été déférés devant le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Le mécanicien devra répondre des faits d’escroquerie, tandis que le plaignant est poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail.
Cette affaire met en lumière les risques inhérents aux interventions de terrain et la nécessité de maîtriser les réactions des parties impliquées, même dans un cadre d’action encadré par les forces de l’ordre.