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Diaspora gabonaise : Paris ouvre enfin le guichet où les compétences ne prennent pas la poussière !

Rédigé par leral.net le Lundi 10 Août 2026 à 12:10 | | 0 commentaire(s)|

« C'est une révolution ! » Pour Valéry Nkwele Mba, président du Conseil des Gabonais de France (CGF), la création à Paris, à l'initiative du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, de l'ANPE et du PNPE constitue un signal fort en direction de la diaspora gabonaise.
Deux outils appelés à devenir de véritables bras séculiers en matière d'emploi, d'investissement et d'accompagnement des Gabonais de l'extérieur.
L'objectif est simple : mettre fin au fameux « Je veux investir au (...)

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« C'est une révolution ! » Pour Valéry Nkwele Mba, président du Conseil des Gabonais de France (CGF), la création à Paris, à l'initiative du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, de l'ANPE et du PNPE constitue un signal fort en direction de la diaspora gabonaise.

Deux outils appelés à devenir de véritables bras séculiers en matière d'emploi, d'investissement et d'accompagnement des Gabonais de l'extérieur.

L'objectif est simple : mettre fin au fameux « Je veux investir au Gabon, mais je ne sais pas à qui m'adresser », et faciliter le retour au pays des jeunes Gabonais qui terminent leurs études en France et ailleurs, diplôme en poche et CV sous le bras.

Pour Valéry Nkwele Mba, cette initiative répond à une réalité : la diaspora gabonaise représente un important réservoir de compétences, d'expériences, de capitaux et d'idées. Encore faut-il lui ouvrir les bonnes portes.

Investir au Gabon sans jouer à cache-cache

Pendant longtemps, certains opérateurs économiques de la diaspora souhaitant investir au Gabon se retrouvaient confrontés à une question aussi simple que redoutable : « Mais qui est l'interlocuteur ? » Résultat : certains projets finissaient par prendre des vacances prolongées avant même d'avoir commencé !

La mise en place de structures dédiées pourrait changer la donne en offrant aux investisseurs et entrepreneurs gabonais de l'extérieur un interlocuteur clairement identifié, capable de les orienter et de faciliter leurs démarches.

Et ce n'est pas tout.

Le retour des cerveaux, plutôt que leur mise en congé prolongé. L'autre enjeu concerne les jeunes Gabonais arrivés en France ou dans d'autres pays pour leurs études.

Après plusieurs années d'université, certains obtiennent leur diplôme, regardent vers le Gabon puis regardent à nouveau leur compte bancaire avant de se demander : « Et maintenant, je fais quoi ? »

L'ANPE et le PNPE pourraient justement contribuer à créer ce pont entre les compétences disponibles et les besoins du marché gabonais.

Médecine, ingénierie, numérique, finance, industrie, entrepreneuriat, énergie ou encore nouvelles technologies : les compétences de la diaspora sont nombreuses.
Le Gabon aurait donc tout intérêt à les considérer comme une réserve stratégique de talents, plutôt que comme une communauté que l'on ne découvre qu'à l'approche des grandes échéances.

La diaspora ne se résume pas à la politique

Pour Valéry Nkwele Mba, cette nouvelle dynamique doit également permettre de dépasser une vieille habitude consistant à regarder la diaspora uniquement à travers le prisme politique.

Un Gabonais vivant à Paris ne se réveille pas forcément le matin avec un meeting dans la tête !

Il peut aussi être médecin, ingénieur, entrepreneur, informaticien, chercheur, artisan, investisseur, enseignant ou simplement un citoyen désireux de contribuer au développement de son pays.

La diaspora est d'abord une force humaine et économique avant d'être un espace de débats politiques.

D'où l'importance, selon le président du CGF, de maintenir une collaboration franche et constructive entre les Gabonais de l'extérieur et les pouvoirs publics.

Ne jugeons pas toute une diaspora sur quelques individus

La diaspora gabonaise de France contribue depuis longtemps à la vie du pays. Elle fournit des cadres, accompagne des familles, finance des projets, crée des entreprises et participe à de nombreuses initiatives économiques et sociales.

Pourtant, quelques comportements individuels suffisent parfois à jeter le doute sur toute une communauté.

C'est un peu comme condamner tout un quartier parce que trois personnes y ont oublié leurs bonnes manières !

Cette stigmatisation est contreproductive. Elle risque surtout de décourager ceux qui, dans le silence, souhaitent investir, transmettre leurs compétences ou revenir travailler au pays.

La diaspora : un gisement qui ne demande qu'à être exploité

Pour Valéry Nkwele Mba, l'enjeu est désormais de transformer cette volonté en résultats concrets.

Une diaspora organisée, accompagnée et considérée comme un partenaire du développement peut représenter une formidable source de compétences, d'investissements, d'innovation et de créativité.

Dans un monde où les États se livrent une véritable bataille pour attirer les talents et les capitaux, le Gabon aurait tort de laisser les siens s'épanouir uniquement sous d'autres cieux.

Le message est donc clair : il faut créer des passerelles, faciliter les démarches, rassurer les investisseurs et donner aux jeunes diplômés une véritable perspective de retour.

Pour le président du Conseil des Gabonais de France, Valéry Nkwele Mba, l'ouverture de ces nouveaux dispositifs à Paris marque ainsi une nouvelle étape.
« C'est une révolution ! », dit-il.

Et si cette révolution permet à un jeune diplômé de rentrer au Gabon sans que son CV ne devienne un objet de décoration dans son salon, ou à un investisseur de trouver enfin le bon interlocuteur sans faire trois fois le tour de l'administration, alors la révolution aura déjà produit ses premiers effets.

La diaspora gabonaise n'est pas un problème à gérer. Elle est un potentiel à organiser, une énergie à canaliser et surtout une richesse à valoriser.

Jarele SIKA



Source : https://www.gabonews.com/fr/actus/societe/article/...