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Dissolution de l’Assemblée : Matar Diop estime que la 15e législature est allée « beaucoup plus loin » que la précédente

L'ancien député de l'APR, aujourd'hui membre de la coalition Kiiraay, Matar Diop, considère que la 15e législature a franchi un seuil inédit dans son bras de fer avec l'exécutif. Selon lui, les tensions institutionnelles actuelles dépassent largement celles qui avaient conduit à la dissolution de la 14e législature en septembre 2024. Il appelle ainsi le président Bassirou Diomaye Faye à agir.


Rédigé par leral.net le Vendredi 7 Août 2026 à 18:12 | | 0 commentaire(s)|

L'ancien député de l'APR, désormais rallié à la coalition Kiiraay, Matar Diop, s'est prononcé sur les débats entourant une éventuelle dissolution de l'Assemblée nationale. À ses yeux, le comportement de la 15e législature est plus préoccupant que celui de la précédente, dissoute le 12 septembre 2024.

Selon lui, les motifs qui avaient justifié la dissolution de la 14e législature – notamment le boycott du débat budgétaire, le rejet de certaines réformes institutionnelles et les menaces de motion de censure – ne sauraient être comparés à la situation actuelle.

« Nous n'avions jamais eu cette idée », a déclaré Matar Diop, estimant que l'opposition de l'époque avait fait preuve de davantage de retenue que la majorité parlementaire actuelle.

L'ancien parlementaire reproche à la 15e législature plusieurs initiatives qu'il considère comme des dépassements de compétences. Il évoque notamment la tentative de révision constitutionnelle portée sous l'impulsion d'Ousmane Sonko et invalidée par le Conseil constitutionnel, l'initiative parlementaire sur les fonds secrets, qu'il juge attentatoire aux prérogatives du chef de l'État, ainsi que l'adoption des lois L29 et L30 du Code électoral malgré les réserves exprimées par le président de la République.

Matar Diop rappelle également les menaces récurrentes de motions de censure, qu'il qualifie d'instrument politique utilisé de manière répétée contre l'exécutif.

À l'en croire, la majorité des 130 députés du PASTEF ne se limite plus à sa mission de contrôle de l'action gouvernementale, mais cherche désormais à s'immiscer dans les prérogatives de l'exécutif et à bloquer certaines réformes.

« La 15e législature mérite d'être dissoute plus que ne l'était la 14e », a-t-il affirmé, invitant le président Bassirou Diomaye Faye à « prendre ses responsabilités » afin de mettre un terme à ce qu'il présente comme une crise institutionnelle sans précédent.