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ELHADJI AMADOU FADEL DIALLO, HORLOGER: Une activité encore à l’heure

Rédigé par leral.net le Mardi 31 Août 2021 à 11:31 | | 0 commentaire(s)|

Le métier d’horloger nourrit toujours son homme à Diourbel. Âgé de 66 ans, Elhadji Amadou Fall Diallo dit Amath n’a connu que la réparation des montres, en dehors des études coraniques. Grâce à ce métier, il a fondé une famille, obtenu son toit et continue d’assurer sa dépense quotidienne.


DIOURBEL- Menacé de disparition à cause de l’accessibilité des montres sur le marché et surtout de l’existence du téléphone portable qui joue, à travers ses multiples fonctions, le rôle de pendule, le métier d’horloger nourrit pourtant toujours son homme à Diourbel. Du moins, c’est ce que prouve l’horloger Amadou Fadel Diallo alias Amath. Né en 1955 à Diourbel, il a appris l’horlogerie pendant six ans, de 1970 à 1976.


Assis sur un tabouret devant une vieille table sous forme d’armoire composée de bois et des vitres en verre dans laquelle il garde son matériel et des montres, Elhadji Amadou Fadel Diallo confie avec joie qu’il répare des montres depuis 1976 et c’est grâce à ce métier qu’il a construit sa maison dans laquelle il vit avec sa famille à Diourbel-Tock, un sous quartier de Thierno Kandji situé à l’est, vers la sortie en direction de Gossas. « J’ai tout eu grâce à ce métier. Je n’ai jamais taquiné un autre travail autre que celui d’horlogerie, et je rends grâce à Dieu. J’assure la dépense quotidienne pour une famille de plus de 12 personnes. Rien que mes propres enfants font 11 », confie l’horloger.


Dans ses explications qu’il illustre par des recommadations tirées des écrits de Cheikh Ahmadou Bamba, Amath Diallo renseigne qu’il n’a jamais changé d’emplacement ni de table au sein de ce centre commerciale qui fait face à la Mairie, sur le site de l’ancienne gare routière de Diourbel.



Selon lui, c’est son défunt maître qui lui a recommandé cet emplacement et lui a offert la table il y a de cela 45 ans. « Donc, ces deux choses restent le cordon ombilical qui me lie toujours à mon défunt maître », confie-il, tout en regrettant le fait qu’il ne va léguer ce métier à aucun de ses fils. « Ils ne s’intéressent jamais à mon métier pour l’apprendre ». Analysant l’avenir de de l’horlogerie, Amadou Fadel Diallo estime que c’est un métier qui nourrit son homme ; il faut juste être passionné et patient. « Les clients nous amènent des montres, mais la plupart, c’est des pendules qui les lient à quelqu’un. Soit c’est un cadeau offert par un ami ou un parent, soit c’est un cadeau de mariage. Les autres clients que nous recevons souvent, ce sont les sportifs qui viennent réparer leurs montres », informe-t-il.




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