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Elections: «Un contexte défavorable au camp du pouvoir, vu ce qui s’est passé…», Serigne Thiam, Enseignant-Chercheur à l’Ucad

Quand on a une élection municipale, ensuite une législative et après, une présidentielle, qui ne sont pas de même nature, mais elles permettent dans le fond, de voir la position de la population par rapport aux différents partis politiques et aux acteurs. C’est une réponse qui peut être négative ou positive.


Rédigé par leral.net le Mercredi 28 Avril 2021 à 09:34 | | 1 commentaire(s)|

Elections: «Un contexte défavorable au camp du pouvoir, vu ce qui s’est passé…», Serigne Thiam, Enseignant-Chercheur à l’Ucad
En réalité, les élections peuvent être différentes de nature, mais gardent toujours une certaine liaison. D’autant plus que c’est une occasion d’essayer de voir la force des acteurs politiques qui sont intéressés, en même temps, pour voir par rapport à cette demande exprimée devant la population, quelle est la réponse de celle-ci par rapport à des choix d’hommes politiques.

Donc, les élections municipales qui vont venir, peuvent bien être un baromètre pour mesurer les rapports de force devant régenter les élections législatives de 2022. Raison pour laquelle, que ce soit de l’opposition ou du côté du pouvoir, les acteurs ne se sont pas accordés sur les dates des Locales.

Tout le monde sait que ces municipales pourraient avoir un effet négatif sur celles législatives de 2022. Il s’agit de l’expression populaire. C’est la population qui exprime un choix par rapport à une liste, à des hommes pour diriger la localité. Donc, ce choix expressif risquerait d’être reconduit en 2022, car il n’y a même pas d’intervalle entre les deux élections. De ce fait, si la population opte pour la majorité ou pour l’opposition par rapport à ces élections locales, cela va se répercuter naturellement sur les élections législatives.

C’est pourquoi, vu la situation actuelle, l’opposition en réalité dit que les élections devraient se tenir, le pouvoir dit que c’est cette même opposition qui avait demandé la révision du processus électoral ainsi que l’audit du fichier. Mais, c’est une question de timing, d’opportunité, de moment parce que le contexte n’est pas favorable au camp du pouvoir, vu ce qui s’est passé dernièrement, en début mars 2021. Nous savons que la force juvénile est en colère contre le pouvoir en place et raison pour laquelle la majorité sait qu’aller aux élections locales en cette période, risquerait de plomber leur objectif de 2022 et éventuellement, de 2024.

C’est pourquoi, le pouvoir veut avoir une certaine assurance, d’où les mobilisations azimuts, les meetings et les rencontres qu’il a organisés partout à l’intérieur du pays et à Dakar, pour essayer de jauger ses forces, afin de savoir s’il pèse toujours lourd sur le choix des populations. Parce que même si on le veut ou non, le camp du pouvoir a toujours gagné la quasi-totalité des élections locales et législatives.

Maintenant, la question est de savoir est-ce que la donne a changé ou non ? C’est une question où la seule réponse émanerait du choix qui sera fait par la population pour ces élections locales. Donc, il n’y a pas d’autres raisons, car toute élection reste un baromètre parce que les locales, c’est le rendez-vous des populations locales par rapport à un acteur local, un choix pour diriger la municipalité.

Mais ces acteurs locaux font partie du camp de l’opposition ou de la majorité, donc c’est un choix qui serait étendu vers les législatives et qu’aussi un choix qui risquerait d’impacter sur la présidentielle qui serait un rendez-vous avec un homme avec son peuple. Sauf que cet homme appartient forcément à un camp, alors il y a conséquemment une liaison entre ces élections et celles de 2022».







Sud Quotidien



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